
Après sa diffusion en France fin janvier, le documentaire sur la soumission chimique réalisé avec la participation de Caroline Darian, fille de Gisèle Pélicot, a été acquis par un grand nombre de diffuseurs en Europe et au-delà.
La honte change de camp, et dépasse les frontières. Alors que la soumission chimique, mode opératoire propulsé par la sordide affaire Pelicot, fait débat, les droits du documentaire sur le sujet ont été acquis par de nombreux diffuseurs à l’international.
Avec pour fil rouge le procès des viols de Mazan, qui a vu s’enchaîner à la barre 51 agresseurs, dont le mari de Gisèle Pélicot, rendu coupable pour avoir drogué puis orchestré des centaines de viols sur son épouse durant dix ans, le documentaire : «Soumission chimique : pour que la honte change de camp» intéresse par delà l’Hexagone.
Des droits acquis à Londres, en Finlande et au Canada
Propriété de Newen Studios, le distributeur en a fait un titre prioritaire des programmes de la télévision londonienne cette semaine. Mais le Royaume-Uni n’est pas le seul pays étranger à s’être emparé des droits du documentaire dans lequel sept victimes témoignent aux côtés de Caroline Darian, fille de Gisèle Pélicot.
Plusieurs radiodiffuseurs publics l’ont acquis, notamment l’ORF en Autriche, YLE et RTBF en Finlande, ainsi que la VRT en Belgique. Nos voisins espagnols vont également le diffuser. Un peu plus loin sur le globe, le Canada s’est également procuré les droits de ce film écrit par Linda Bendali et Andrea Rawlins-Gaston.
Un «procès du siècle» qui a fasciné le monde entier
Un documentaire qui fait suite à l’affaire dite «Pelicot», où Dominique, ex-époux de Gisèle Pelicot, a été jugé aux côtés de 50 coaccusés, recrutés par l’homme de 72 ans pour venir violer sa compagne, droguée aux anxiolytiques. Un procès de quinze semaines qui avait fasciné les journalistes du monde entier, puisque pas moins de 76 médias étrangers s’étaient accrédités pour le couvrir, du New York Times, aux Etats-Unis, à la BBC, au Royaume-Uni, en passant par El Mundo, en Espagne.
Dans ce long-métrage, «Soumission chimique : pour que la honte change de camp», diffusé en France le 21 janvier dernier, Caroline Darian, fille de Gisèle Pelicot, sort les armes, aux côtés d’autres victimes qui comme elle, ont vu leur vie basculer. «Je suis la fille de la victime et aussi, ce qui est encore plus dur à porter, du bourreau», témoigne t-elle.
Devenue une icône féministe dans le monde entier en refusant le huis clos au procès des viols de Mazan, Gisèle Pelicot se distingue parmi les femmes de l’année 2025 pour le célèbre magazine américain «Time».