
Louis Sarkozy est déterminé à se faire une place sur la scène politique. Depuis son retour en France, il marche dans les pas de son père, Nicolas Sarkozy, et son franc parlé fait déjà couler de l’encre. Déclarations choc et punchlines, il a sa méthode bien à lui d’annoncer son arrivée.
«Si j’étais aux manettes et que l’Algérie arrêtait Boulem Sansal (l’écrivain), je brûlerais l’ambassade, je stopperais tous les visas, j’augmenterais de 150% les tarifs douaniers…», s’est enflammé Louis Sarkozy le 13 février alors que le journal Le Monde dressait son portrait.
Des propos qui n’ont pas manqué de faire réagir et dont s’est immédiatement emparé S.O.S racisme, affirmant qu’ils représentaient une «banalisation inacceptable des appels à la violence». Suite à cela, l’organisation a porté plainte.
A 27 ans, Louis Sarkozy, fraîchement arrivé sur la scène politique française, entend bien s’y faire un nom. Ayant passé une grande partie de sa vie à l’étranger, notamment aux États-Unis, il semble prendre exemple sur son modèle politique : Donald Trump. Grandes ambitions et déclaration choc, le fils de l’ancien président de la République sait comment faire parler de lui en jouant sur la «fenêtre d’Overton».
Jouer avec la fenêtre d’Overton
La fenêtre d’Overton est une allégorie qui définit le périmètre de ce qui est acceptable de dire et de penser au sein d’une société. Si le concept a été bénéfique à l’évolution des normes lorsqu’il était élargi en faveur des avancées sociales, récemment, il est utilisé dans l’autre sens, banalisant parfois la gravité de certains propos tenus au sein du débat public.
Savoir jouer avec cette fenêtre peut cependant s’avérer être un atout dans le monde politique et le plus jeune fils Sarkozy semble l’avoir compris. Faire la polémique par le biais de «propos chocs», permet de faire parler de soi, une pratique qui compte le président américain, ou même Elon Musk parmi ses habitués.
Après une brève campagne officieuse pour la présidence des Jeunes Républicains, c’est la mairie de Neuilly-sur-Seine, témoin des débuts de son père, que Louis Sarkozy semble viser en 2026. Sûrement la raison pour laquelle, il n’hésite plus faire transparaître sa ligne conservatrice dans les multiples interviews qu’il a récemment donné à la presse.