
Plus de deux tiers des Parisiens ne sont pas nés dans la capitale, révèle ce mercredi, une étude inédite de l’Insée.
Des statistiques intéressantes qui démontrent l’attractivité de la Ville lumière. L’Insée a dévoilé ce mercredi 19 février une étude inédite, qui se penche sur l’origine géographique des Parisiens.
Parmi les principaux résultats, plus de deux tiers des habitants de la capitale (70%) n’y sont pas nés, et à l’inverse, 30% des 2.146.000 résidents ont vu le jour à Paris.
Dans le détail, les Parisiens «non natifs» sont originaires de province ou des territoires d’outre-mer (29%), de l’étranger (25%) ou d’un autre département francilien (16%).
«La diversité des lieux de naissance est une conséquence des flux migratoires vers et depuis la capitale», indique l’Institut de statistiques.
Cela dit, en 2020, Paris avait accueilli environ 90.000 personnes, tandis que 133.000 autres avaient fait le chemin inverse.
D’ailleurs, François Dubujet, co-auteur de cette étude avec Mehdi Batije a expliqué qu’en un demi-siècle, «il n’y a pas eu d’évolution majeure de la structure de la population parisienne», auprès de l’AFP.
À titre d’exemple, 35% des Parisiens étaient nés dans la capitale en 1968, toujours d’après les avancées de cette étude.
Aujourd’hui, Paris regroupe 1,3% des personnes vivant en France originaires de province ou des territoires ultramarins, contre 2,5% cinquante ans auparavant.