
Les députés PS ont déposé ce lundi leur motion de censure contre le gouvernement de François Bayrou, l’accusant de «céder aux passions tristes de l’extrême droite».
Après avoir octroyé un temps de répit au gouvernement sur le budget, le Parti socialiste a déposé ce lundi 17 janvier une motion de censure contre François Bayrou.
Pour justifier cette décision, rendue possible par l’article 49.2 de la Constitution, les députés PS ont accusé le Premier ministre de «céder aux passions tristes de l’extrême droite».
Cette motion est présentée comme une réponse à la «Trumpisation» du débat public et à l’expression de «submersion migratoire», employée par le Premier ministre pour parler de Mayotte.
Gérald Darmanin et Bruno Retailleau visés
Les socialistes reprochent également le débat sur le droit du sol suggéré par le garde des Sceaux Gérald Darmanin et le soutien à un texte LR restreignant le droit du sol à Mayotte, adopté à l’Assemblée avec des voix de l’ex-majorité macroniste.
Accusant le gouvernement d’être «l’accélérateur de nombreux affaissements politiques et moraux», ils reprochent également au ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau d’avoir considéré que «l’État de droit a été dévoyé» par une décision de justice annulant l’expulsion de l’influenceur algérien Doualemn.
Ils fustigent aussi l’adoption à l’Assemblée, à l’initiative de l’ex-Premier ministre Gabriel Attal, d’un texte sur la justice des mineurs, d’une «dépénalisation des atteintes à la biodiversité» portée par la droite sénatoriale, ou encore «la remise en cause du Pacte Vert» au niveau européen.
L’examen de la motion de censure devrait intervenir mercredi 19 février, au mieux en fin d’après-midi, mais elle n’a aucune chance d’aboutir sans les voix du Rassemblement national.