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Sommet de l’IA : Emmanuel Macron annonce « 109 milliards d’euros d’investissements sur les prochaines années »
(FRANCE 2)
Il était interviewé, dimanche soir, depuis le Grand Palais, par Laurent Delahousse (France 2) et la journaliste indienne Palki Sharma Upadhyay.
Emmanuel Macron a annoncé, dimanche 9 février au soir sur France 2, des investissements en France dans l’intelligence artificielle de « 109 milliards d’euros dans les prochaines années ». « C’est l’équivalent pour la France de ce que les Etats-Unis ont annoncé avec ‘Stargate’. C’est le même rapport », a ajouté le chef de l’Etat à la veille de l’ouverture du sommet international sur l’IA de Paris. Mi-janvier, le président américain Donald Trump avait annoncé 500 milliards de dollars d’investissement dans l’IA dans le cadre du plan « Stargate ». « On veut aller beaucoup plus vite et beaucoup plus fort sur l’IA. On est la 5e puissance mondiale en la matière. On est en retard sur les Etats-Unis et la Chine », a-t-il déclaré.
Le président de la République a précisé que ce sont « des investissements que les Émirats arabes unis vont faire », « des grands fonds d’investissement américains, canadiens », mais aussi « des entreprises françaises », citant les opérateurs télécoms Illiad et Orange, ainsi que le groupe d’électronique Thales. Ce montant inclut plusieurs annonces d’investissements faites ces derniers jours autour des centres de données, de gigantesques bâtiments qui stockent les données et fournissent les énormes capacités de calcul requises par l’IA. Jeudi, l’Elysée avait annoncé que les Emirats arabes unis allaient investir entre « 30 et 50 milliards d’euros » dans la construction d’un data center géant. Le fonds canadien Brookfield a également indiqué vendredi vouloir investir 20 milliards d’euros en France d’ici 2030, dont 15 milliards pour de nouveaux centres de données, notamment à Cambrai.
Lors de cet entretien d’une demi-heure, il a également appelé à une « régulation mondiale » du secteur. « Ca doit se faire par des partenariats entre des acteurs publics et privés. Et que des bons comportements émergent », a-t-il complété. « Ce qu’on veut, c’est que les acteurs disent quand c’est une création par l’intelligence artificielle », a-t-il encore défendu, longuement interrogé sur l’utilisation de l’IA pour propager de la désinformation ou pour diffuser de fausses images.