Après la chute de la grande ville de Goma la semaine dernière, les combats se poursuivent dans la province voisine du Sud-Kivu.

Publié
Temps de lecture : 2min
Les dirigeants des pays d’Afrique australe et de l’Est, réunis samedi 8 février en sommet en Tanzanie, ont appelé à un « cessez-le-feu immédiat » dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans cette zone de la RDC, les combats font rage entre l’armée congolaise et le groupe armé M23 et ses alliés rwandais. Après la chute de la grande ville de Goma la semaine dernière, le conflit s’est installé dans la province voisine du Sud-Kivu.
Les chefs des forces de défense des huit pays membres de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est et des 16 pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe ont ainsi été chargés « de se réunir dans les cinq jours et de fournir des directives techniques » sur cette trêve « inconditionnelle », a fait savoir un porte-parole.
« Le sommet conjoint a réaffirmé la solidarité et l’engagement inébranlable de continuer à soutenir la RDC dans ses efforts de sauvegarde de son indépendance, de sa souveraineté et de son intégrité territoriale », selon le communiqué final.
Ce sommet, auquel ont participé le président rwandais Paul Kagame et, par vidéoconférence, son homologue congolais Félix Tshisekedi, visait à trouver une issue au conflit qui dure depuis plus de trois ans et s’est accéléré ces dernières semaines. Depuis 2021, une demi-douzaine de trêves et cessez-le-feu ont été signés, avant d’être systématiquement rompus.
Les dirigeants ont aussi appelé à l’ouverture de couloirs humanitaires pour évacuer les blessés et les morts. Selon l’ONU, depuis le 26 janvier, près de 3 000 personnes été tuées dans l’Est de la RDC. De nombreuses exactions, dont des viols et cas d’esclavage sexuels, ont aussi été rapportées et le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a annoncé vendredi l’ouverture d’une enquête.