Alors que la messe des obsèques d’Emile sera célébrée ce samedi 8 février à la Basilique Sainte Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (Var), les enquêteurs cherchent toujours à lever le voile sur l’affaire qui a bouleversé la France en 2023.
Un mystère qui reste entier. Ce samedi 8 février, la messe des obsèques d’Emile sera célébrée à la Basilique Sainte Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (Var). Le petit garçon disparu le 8 juillet 2023 sera ensuite inhumé à Bouilladisse, dans le caveau familial.
Pendant ce temps, les enquêteurs cherchent encore à connaître les circonstances de la mort de l’enfant, car de nombreuses zones d’ombres subsistent et les premiers éléments ne permettent toujours pas de privilégier de piste entre la chute, l’homicide involontaire et le meurtre.
Pour rappel, c’est environ huit mois après la disparition d’Emile Soleil, âgé de 2 ans, que son crâne et des vêtements ont été retrouvés par une promeneuse le 30 mars dernier. Une découverte située à moins de 2 kilomètres du hameau du Haut-Vernet, où le garçonnet a échappé à la surveillance de ses grands-parents, chez qui il était venu passer ses vacances.
Le crâne se trouvait «sur le sol d’un chemin étroit, un chemin forestier suivant une ligne de niveau, avec une très forte déclivité», d’environ 30% dévoilait le procureur de la République d’Aix-en-Provence Jean-Luc Blachon lors d’une première conférence de presse. L’ossement présentait également des traces de morsures et des fissures post-mortem.
Silence radio
Aujourd’hui, l’institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale et un laboratoire privé de Bordeaux poursuivent l’analyse des scellés, a rappelé à CNEWS Frédéric Michel, journaliste et correspondant pour Europe 1.
En novembre dernier, RTL révélait que des traces d’ADN avaient été retrouvées sur les vêtements d’Emile, mais ces résultats ne seraient pas déterminants puisqu’il s’agirait d’ADN partiel dégradé. En effet, ces éléments pourraient provenir d’une contamination, car les vêtements ont été manipulés, notamment par les personnes impliquées dans l’enquête.
Entre temps, aucune garde à vue n’a été ordonnée par les autorités, «mais des dizaines de personnes ont été auditionnées», a indiqué Frédéric Michel, comme certains membres de la famille d’Émile ou encore des habitants du Haut-Vernet. De son côté, le procureur a confirmé à Europe 1 que «la cellule d’enquête est toujours très active».
Toutefois, le parquet d’Aix-en-Provence a demandé à ce que «la sérénité de l’enquête soit préservée, comme la tranquillité de la famille de l’enfant et celle des habitants» du hameau. «Aucune conférence de presse, ni prise de parole n’était prévue pour le moment», a de son côté indiqué Jean-Luc Blachon à France 3 Provence-Alpes, ajoutant que «ça ne veut pas dire qu’il ne se passe rien, et qu’il n’y en aura pas».