Suspecté d’avoir piraté Coinrail, une plate-forme sud-coréenne de cryptomonnaies, en 2018 avant de voler l’équivalent de 210 millions, un homme de 24 ans a été mis en examen vendredi 31 janvier et incarcéré à Paris, selon les information du parquet dévoilées ce mardi. Une information judiciaire avait été ouverte.
Un homme suspecté d’avoir piraté en 2018 la plate-forme sud-coréenne de cryptomonnaies «Coinrail» et d’avoir volé l’équivalent actuel de 210 millions d’euros a été mis en examen et incarcéré à Paris, a indiqué ce mardi 4 février à l’AFP le parquet.
Cet homme de 24 ans, interpellé le 28 janvier, a été mis en examen vendredi 31 janvier et placé en détention provisoire ce jour, dans une information judiciaire ouverte pour vol en bande organisée, blanchiment en bande organisée et atteintes à un système de traitement automatisé de données.
«A l’occasion d’un précédent dossier au préjudice de « Gatehub »» , une autre plate-forme de cryptomonnaies hackée en 2019, «l’exploitation du matériel informatique saisi avait permis de découvrir la piste des suspects d’un piratage commis en 2018 au préjudice de Coinrail», a détaillé le ministère public.
«Le jour du vol, ce sont 26 millions d’euros qui avaient été dérobés, mais avec la flambée du cours de la cryptomonnaie, nous en sommes aujourd’hui à un préjudice estimé à 210 millions d’euros», a expliqué Johanna Brousse, vice-procureure dirigeant la section cyber du parquet.
Il a été contrôlé en possession d’une montre payée en cryptomonnaies
«L’argent n’ayant pas refait surface, une enquête préliminaire a été confiée à l’Office anti-cybercriminalité (Ofac)», a ajouté le parquet.
Les enquêteurs ont notamment cherché à établir si le train de vie de l’un des suspects changeait radicalement.
«La coopération judiciaire avec la Corée du Sud, le Maroc, Monaco, et les Emirats arabes unis (qui ont répondu en urgence aux sollicitations) a permis de faire converger des indices», salue le parquet.
«Les enquêteurs ayant retrouvé la trace du principal suspect, âgé de 24 ans, ils l’ont interpellé le 28 janvier. Celui-ci avait été contrôlé à bord d’un véhicule estimé à 700.000 euros et en possession d’une montre payée 80.000 euros en cryptomonnaie, juste avant son départ en séjour à Saint-Barthélémy, au retour duquel il a été interpellé» le 28 janvier, annonce le ministère public.
La même source indique qu’«ont d’ores et déjà été saisis des objets de luxe et des sommes sur les comptes bancaires».
La compagne du mis en cause, «suspectée d’avoir contribué au blanchiment», a également été mise en examen vendredi 31 janvier, et a été placée sous contrôle judiciaire.