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La commission mixte paritaire (CMP) a abouti à un compromis sur le budget de l’État, sans dissiper les menaces de censure agitées par la gauche et le Rassemblement national. C’est lundi que le texte se retrouvera à l’Assemblée nationale. Alors, sera-t-il adopté via un 49.3 ? L’épée de Damoclès ne quitte pas la tête de François Bayrou.
(franceinfo)
La commission mixte paritaire (CMP) a abouti à un compromis sur le budget de l’État, sans dissiper les menaces de censure agitées par la gauche et le Rassemblement national. C’est lundi que le texte se retrouvera à l’Assemblée nationale. Alors, sera-t-il adopté via un 49.3 ? L’épée de Damoclès ne quitte pas la tête de François Bayrou.
François Bayrou peut-il éviter la censure ? En tout cas, au cœur de l’Assemblée nationale, c’est dans cette salle que le compromis a été trouvé. Quatorze heures de discussions à huis clos entre sept sénateurs et sept députés ont été nécessaires pour aboutir à un accord sur le budget de l’État. « C’est la France qui sort gagnante de ce compromis », a affirmé Jean-René Cazenave, député Ensemble pour la République (EPR) du Gers. Le PS a obtenu le maintien de 4 000 postes d’enseignants, mais les débats se sont tendus sur l’Aide médicale d’État (AME), qui représente 1,2 milliard d’euros. Elle permet aux étrangers sans papiers d’être soignés gratuitement. Les Républicains voulaient fortement la réduire, les socialistes ont obtenu une baisse plus modérée.
En plus de dénoncer le maintien de l’AME, le Rassemblement national (RN) a dénoncé la réforme des revenus d’EDF. Autre controverse : la contribution sur les grandes entreprises, qui représente 8 milliards d’euros, qui avait été critiquée par le patron de LVMH, Bernard Arnault. Finalement, elle est actée, uniquement pour 2025. Le budget 2025 doit passer, lundi 3 février, l’épreuve de l’hémicycle. Le gouvernement devrait déclencher le 49-3, ce qui pourrait entraîner une censure.
Regardez l’intégralité du reportage dans la vidéo ci-dessus