La cour d’appel de Paris a confirmé ce jeudi 30 janvier le non-lieu dans l’affaire d’accusations de viol à l’encontre de l’humoriste et comédien français Ary Abittan. Ce dernier avait fait l’objet d’une plainte en 2021.
Une décision entérinée. Ce jeudi 30 janvier, la cour d’appel de Paris s’est prononcée dans le cadre du procès d’Ary Abittan accusé de viol par une jeune femme. La justice a confirmé le non-lieu en faveur de ce dernier.
«La justice a considéré qu’Ary Abittan est innocent, après une instruction de plus de trois ans. Les sept magistrats qui ont eu à statuer sur ce dossier sont unanimes. Désormais, il n’y a aucune place au doute sur l’innocence de mon client», s’est réjouie son avocate Me Caroline Toby.
Sollicitées, les avocates de la plaignante n’avaient pas réagi dans l’immédiat à cette décision de la cour d’appel, conforme aux réquisitions faites par le parquet général le 19 décembre dernier.
Ary Abittan cible des mouvements féministes
L’affaire avait éclaté à la fin du mois d’octobre 2021. La plaignante, qui fréquentait le comédien depuis quelques semaines au moment des faits reprochés, avait porté plainte pour viol, accusant Ary Abittan de lui avoir imposé un rapport non consenti.
Un examen médical avait alors permis de constater des lésions compatibles avec un rapport sexuel anal.
Ary Abittan avait par la suite été mis en examen pour viol. En juillet 2023, deux juges d’instruction avaient levé les charges visant Ary Abittan, faute «d’indices graves ou concordants». Par ailleurs, les magistrates ont souligné l’apport de témoignages d’anciennes petites amies de l’accusé décrivant «un partenaire respectueux».
Le parquet de Paris et les juges avaient également estimé que les déclarations de la plaignante sur le soir des faits avaient «évolué» et qu’une partie de celles-ci étaient «contredites» par l’enquête.
Avec l’amélioration de sa situation judiciaire, Ary Abittan a repris ses activités de comédien et doit se produire fin février à Paris. Néanmoins, ses spectacles ont été émaillés de manifestations féministes, notamment à l’appel du collectif #NousToutes demandant l’annulation de certaines dates.