Environ 500 élèves de Mayotte, dont la moitié en primaire, ont rejoint les écoles de La Réunion en janvier a indiqué le recteur ce matin. Une situation qui appelle « vigilance » mais « pas d’inquiétudes » a-t-il souligné.
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Ce n’est pas la « submersion » que certains dénonçaient ou redoutaient. Une semaine après la rentrée de janvier, le recteur a donné mardi 28 janvier des précisions sur le nombre d’élèves scolarisés à Mayotte et dont les parents ont choisi de rejoindre l’académie de La Réunion pour leur permettre de reprendre une scolarité normale après le passage dévastateur du cyclone Chido.
Celui-ci s’élève à environ 500 élèves pour l’ensemble de La Réunion, dont une moitié dans le primaire, l’autre dans le secondaire.
« Aujourd’hui, il y a environ 240, 245 élèves supplémentaires en provenance de Mayotte dans le premier degré, et à peu près autant sur le second degré, ça fait un total de 490-500 élèves supplémentaires à l’échelle de l’académie » a dévoilé le recteur Rostane Mehdi, en marge de la visite d’une école de Saint-André ayant dû s’adapter à la sécheresse et aux coupures d’eau.
Un état des lieux dressé non pas « pour observer un phénomène, mais plutôt pour disposer des données qui nous permettront de déployer des moyens adaptés à la situation » souligne le recteur.
« Ces chiffres appellent toute notre vigilance, mais ne doivent pas non plus faire le lit d’inquiétudes irrationnelles »
Rostane Mehdi, recteur de l’académie de La Réunion
« L’idée est quand même de veiller à ce que les conditions d’études des élèves ne soient pas dégradées. On parlait de classes surchargées, ça n’est pas le cas », a-t-il encore assuré.
Un équilibre des classes auxquelles veillent scrupuleusement les communes, comme l’expliquait lundi 27 janvier un cadre de la ville de Saint-Denis, commune qui aurait reçu la moitié des demandes d’inscription en provenance de Mayotte.
« Nous devons veiller à ce qu’il y ait un équilibre sur les secteurs car ça pose des problèmes de logistique », insistait Frédéric Hoarau, directeur adjoint de l’éducation.
« Il y a des classes faites pour 26 élèves, des écoles en REP avec des nombres d’élèves à respecter, des niveaux qui sont déjà à leur maximum de capacité, donc on doit veiller à décaler sur une autre. Mais la garantie qu’apporte la ville c’est que tous les enfants qui sont domiciliés sur Saint-Denis se verront proposer une école sur Saint-Denis », assurait-il.
Regardez le reportage de Réunion la 1ère :
Après Chido, des écoliers de Mayotte attendent leur inscription à La Réunion
Une vigilance renforcée qui explique que certaines familles ayant pourtant un dossier complet n’ont pas encore obtenu de place pour leur enfant.
La Réunion compte plus de 200 000 élèves inscrits dans un cursus scolaire, tandis que Mayotte en recensait 118 000 pour cette rentrée de janvier.
Le recteur s’exprimera à nouveau en fin de semaine sur ce sujet, afin de présenter des chiffres consolidés évoquer « les moyens humains qui seront indispensables pour accueillir ces enfants », y compris l’ouverture de nouvelles classes si nécessaire.
