La porte-parole du gouvernement Sophie Primas a précisé ce lundi que le projet de loi sur la fin de vie ne serait pas étudié tout de suite. Le gouvernement priorise d’abord le vote du budget.
Le projet de loi sur la fin de vie n’est pas encore d’actualité à l’Assemblée nationale. Il attendra que le budget soit adopté, comme l’a indiqué ce lundi 27 janvier la porte-parole du gouvernement Sophie Primas.
«Le calendrier parlementaire n’est pas programmé tant que le budget n’est pas voté. C’est la pierre de base pour construire l’édifice», a estimé la porte-parole sur TF1.
Et d’ajouter : «Il faut donc que nous votions un budget et derrière, le calendrier législatif sera voté par les deux assemblées».
Vers un 49.3 ?
Faute de majorité à l’Assemblée, le gouvernement sera probablement contraint de recourir au 49.3 pour faire adopter son budget sans vote, ce qui l’expose au risque de se faire renverser par une motion de censure en retour.
«Nous prendrons des responsabilités si nécessaire mais nous préférons dialoguer jusqu’au bout et trouver ce compromis global», a affirmé Sophie Primas. Une commission mixte paritaire (CMP), réunissant sept députés et sept sénateurs, doit se réunir jeudi afin de trouver un compromis sur le budget.
Alors que l’appel de Charles Biétry a relancé le débat politique autour de la fin de vie, le Premier ministre François Bayrou semble moins résigné que ses prédécesseurs à étudier le projet de loi.
Le 21 janvier dernier, il avait annoncé sa volonté de scinder en deux parties le projet de loi, avec d’un côté, le développement des soins palliatifs, et de l’autre l’aide active à mourir.
Reste que dans un courrier envoyé à Matignon ce lundi 28 janvier, près de 200 élus du camp présidentiel et du PS, dont la présidente de l’Assemblée nationale elle-même, Yaël Braun-Pivet, appellent le Premier ministre à ne pas «dissocier les soins palliatifs de l’aide active à mourir». Une «erreur», selon eux.