Le président américain s’est exprimé sur la situation dans la bande de Gaza, détruite par quinze mois d’un conflit meurtrier entre les islamistes du Hamas et Israël.

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Alors que la trêve entre Israël et le Hamas est entrée dans sa deuxième semaine, dimanche 26 janvier, le nouveau président des Etats-Unis a commenté la situation dans la région. A bord de son avion Air Force One, Donald Trump s’est exprimé devant la presse, proposant de déplacer les habitants de la bande de Gaza vers l’Egypte et la Jordanie. « On parle d’environ 1,5 million de personnes et on fait tout simplement le ménage là dedans », a-t-il déclaré, comparant l’enclave palestinienne, pillonée sans relâche pendant plus d’un an par l’armée isralienne en réponse aux attaques du 7-Octobre, à un « site de démolition ».
Le président américain dit d’ailleurs avoir parlé de la situation au roi Abdallah II de Jordanie, ajoutant qu’il allait faire de même dimanche avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. « Je préférerais m’impliquer avec certaines nations arabes et construire des logements à un autre endroit où ils pourraient peut-être vivre en paix pour une fois », a ajouté le nouveau locataire de la Maison-Blanche. « Vous savez, au fil des siècles, ce site a connu de nombreux conflits. Et je ne sais pas, quelque chose doit se passer », a poursuivi Donald Trump.
Selon lui, le déplacement des 2,4 millions d’habitants de Gaza pourrait ainsi être « temporaire ou à long terme ». Cette proposition de Donald Trump a été accueillie avec enthousiasme par l’extrême droite israélienne. « L’idée d’aider [les Palestiniens] à trouver d’autres endroits où commencer une vie meilleure est une excellente idée », a commenté le ministre des Finances israélien, Bezalel Smotrich. « Je travaillerai, avec l’aide de Dieu, avec le Premier ministre et le cabinet pour garantir qu’il existe un plan opérationnel pour mettre en œuvre cela dès que possible. »
Donald Trump, qui s’est souvent vanté au cours de son premier mandat présidentiel qu’Israël « n’avait jamais eu de meilleur ami à la Maison Blanche », a également confirmé devant la presse avoir débloqué une livraison de bombes de 2 000 livres (907 kg) pour son allié. L’administration de l’ancien président démocrate Joe Biden avait suspendu l’année dernière les livraisons de telles armes, larguées par avion, à la fois précises et dotées d’une grande puissance destructrice, estimant qu’elles causeraient une « grande tragédie humaine ».