«Vendanges de la honte» : la justice rend sa décision ce mercredi contre trois prévenus jugés en…

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By InfoHunter


A la suite des débats qui se sont tenus à la mi-janvier, la cour d’appel de Reims doit rendre, ce mercredi, sa décision à l’encontre de trois prévenus dans le dossier des «vendanges de la honte» en Champagne. Les individus sont notamment accusés de «traite d’êtres humains».

Des conditions de vie épouvantables et indignes. La cour d’appel de Reims s’apprête à rendre sa décision, ce mercredi 4 mars, contre trois individus accusés de «traite d’êtres humains» dans le dossier des «vendanges de la honte» en Champagne (Marne). La décision survient plus d’un mois après la tenue du procès en appel, les 21 et 22 janvier derniers.

Les faits reprochés aux mis en cause remontent à 2023. A l’époque, les gendarmes avaient trouvé, lors d’une inspection, une soixantaine d’ouvriers vendangeurs dans un bâtiment insalubre situé à Nesle-le-Repons, toujours dans le département de la Marne. Ces ouvriers, selon nos confrères d’ICI, d’origine malienne et mauritanienne, pour la plupart sans papiers.

Lors du procès en première instance, qui a eu lieu le 21 juillet 2025, le tribunal de Châlons-en-Champagne avait estimé qu’on avait fait «miroiter» aux victimes un logement et un salaire à 80 euros minimum par jour. Celles-ci s’étaient finalement retrouvées dans des conditions d’habitation «indignes» et n’avaient pas été rémunérées.

Les prévenus risquent entre 2 et 4 ans de prison

«Ils nous mettent dans un bâtiment abandonné, pas de nourriture, pas d’eau, rien du tout. Et puis on nous amène (…) pour faire des vendanges de 5h du matin jusqu’à 6h du soir», avait témoigné auprès de l’AFP une victime lors du procès en première instance.

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Au cours de la journée du 22 janvier, les prévenus ont été entendus par la cour. D’après les propos rapportés par nos confrères, ils auraient attiré les victimes à Porte de la Chapelle, à Paris. Ces dernières seraient ensuite montées dans un bus qui les a déposés dans le local appartenant à la société Anavim à Nesle-le-Repons.

Parmi les prévenus figure Svetlana G., originaire du Kirghizistan et directrice de la société Anavim. Celle-ci est également poursuivie pour travail dissimulé, emploi d’étrangers sans autorisation et avec une «rétribution inexistante ou insuffisante».

A son encontre, le parquet avait demandé de confirmer le jugement rendu en première instance, soit quatre ans de prison dont deux ans avec sursis. Le ministère public avait requis un an de prison ferme et respectivement deux ans et un an de sursis à l’encontre des deux derniers prévenus, considérés comme des recruteurs.

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