Charles de Gaulle déployé, sécurité renforcée et soutien aux alliés… Ce qu'il faut retenir de…

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By InfoHunter


Au quatrième jour de la guerre en Iran, Emmanuel Macron s’est exprimé ce mardi 3 mars lors d’une allocation télévisée. Il a notamment annoncé le déploiement de renforts militaires, dont le Charles de Gaulle.

«La France demeure une puissance qui protège les siens», a déclaré Emmanuel Macron, ce mardi 3 mars. Dans une allocution télévisée, le président de la République a pris la parole concernant la guerre en Iran et la nécessité de soutenir les alliés de la nation, tout en gardant une position «strictement défensive».

La responsabilité de l’Iran

Le chef de l’Etat a réaffirmé le fait que la «responsabilité première» de ce conflit revient à l’Iran qui a notamment développé «un programme nucléaire dangereux», «armé des groupes terroristes» et «donné l’ordre de tirer sur son propre peuple»en janvier dernier.

S’il dit «ne pas pouvoir approuver» le fait que l’opération militaire menée par les Etats-Unis et Israël a été conduite «en dehors du droit international», Emmanuel Macron a toutefois affirmé que «l’Histoire ne pleure jamais les bourreaux de leur peuple. Aucun ne sera regretté». Le président faisait alors référence à la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tué dans les bombardements.

Le Charles de Gaulle mobilisé

«Nous devons être aux côtés de nos alliés de la région, c’est notre responsabilité strictement défensive», a également déclaré Emmanuel Macron. Evoquant les accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats arabes unis, il a souligné l’importance de leur porter soutien alors qu’ils sont visés. «Il en va de la crédibilité de la France en tant que partenaire de confiance qui honore ses engagements», a-t-il souligné.

Emmanuel Macron a ainsi «donné ordre que le porte-avions Charles de Gaulle, ses moyens aériens et son escorte de frégates fassent route vers la Méditerranée».

Au lendemain d’une attaque iranienne contre une base britannique située sur le sol chypriote, le président de la République a également annoncé l’envoi de moyens de défense antiaérienne et le déploiement d’une frégate française, «le Languedoc», qui arrivera ce soir au large de Chypre.

Les forces françaises ont aussi «abattu en légitime défense des drones pour défendre l’espace aérien de nos alliés». Des Rafales et des systèmes de défense antiaérienne et de radar aéroporté supplémentaires ont été déployés ces dernières heures dans la région.

sécurité renforcée et rapatriements

Insistant sur la nécessité d’arrêter les frappes au plus tôt et de reprendre les négociations diplomatiques, le chef de l’Etat a toutefois reconnu que «nul ne sait dire quand viendra le terme de la guerre».

Aussi, afin de protéger la France et ses intérêts, la sécurité a été renforcée au niveau des bases militaires et ambassades françaises dans les pays du Moyen-Orient. Sur le sol national, le dispositif Sentinelle est lui aussi raffermi, de même que «la vigilance autour des lieux et personnes les plus exposés».

Emmanuel Macron a évidemment évoqué les quelque 400.000 ressortissants français présents dans la douzaine de pays concernés par le conflit. La France organise en ce moment même le rapatriement de ceux qui le souhaitent, la priorité étant donnée aux «plus vulnérables». Deux premiers vols rapatriant des Français du Moyen-Orient sont attendus dès ce mardi soir à Paris.

La situation au Liban

Reprochant au Hezbollah d’avoir commis la «faute majeure de frapper Israël et mettre les Libanais en danger», le président de la République a toutefois mis en garde l’Etat hébreu contre toute opération terrestre au Liban.

«Ce serait là aussi une escalade dangereuse et une erreur stratégique», a-t-il insisté. Intimant au Hezbollah de cesser ses frappes, le chef de l’Etat a dans le même temps demandé à Israël de «respecter le territoire libanais et son intégrité».

Le détroit d’Ormuz

Déplorant la menace que la guerre en Iran fait peser sur l’économie mondiale, Emmanuel Macron a rappelé que le détroit d’Ormuz est notamment fermé alors que c’est par lui que «transite 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié dans le monde».

Le canal de Suez et la mer rouge sont également «en tension», aussi, le président a dit être «à l’initiative pour bâtir une coalition afin de réunir les moyens, y compris militaires, pour reprendre et sécuriser le trafic dans ces voies maritimes essentielles.»

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