Si le guide suprême iranien, Ali Khamenei, est mort dans des frappes américaines et israéliennes sur Téhéran, plusieurs autres figures du pouvoir ont également été tuées.
La télévision iranienne a confirmé, dimanche 1er mars, la mort du guide suprême Ali Khamenei dans l’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran, quelques heures après l’annonce de Donald Trump.
Par ailleurs, l’armée israélienne a indiqué avoir visé lors de l’opération «Lion rugissant» un rassemblement auquel participaient des responsables du «régime terroriste iranien» qui ont été éliminés ce samedi 28 février. Parmi lesquels le chef des Gardiens de la révolution et un conseiller du guide suprême.
«48 dirigeants» éliminés ?
Donald Trump a déclaré à une journaliste de la chaîne Fox News, ce dimanche 1er mars, que «48 dirigeants» iraniens avaient été tués jusqu’ici. «Cela avance rapidement. Personne n’arrive à croire à notre réussite, 48 dirigeants ont été éliminés d’un coup», a expliqué le président américain, dont les propos ont été retranscrits sur le compte X de la journaliste.
Elle a précisé que leur conversation a eu lieu avant l’annonce des premières pertes américaines dans le conflit : trois soldats ont été tués et cinq autres grièvement blessés.
Les principaux dirigeants iraniens tués
- Mohammad Pakpour, commandant des Gardiens de la révolution
Mohammad Pakpour s’était engagé dans le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) au lendemain de la révolution islamique de 1979. Il a dirigé pendant de nombreuses années les forces terrestres du CGRI, avant d’être nommé à la tête des Gardiens de la révolution en juin 2025, après la mort du général Hossein Salami, tué lors de la guerre déclenchée par Israël contre l’Iran.
Mohammad Pakpour a également supervisé les opérations de sécurité intérieure, notamment la violente répression des manifestants iraniens au cours du mois de janvier.
- Abdolrahim Mousavi, chef d’état-major des forces armées iraniennes
À l’instar de Mohammad Pakpour, Abdolrahim Mousavi a rejoint l’armée iranienne en 1979, au sein de l’École des forces terrestres de l’armée en 1979. Il avait servi pendant la guerre opposant l’Iran et l’Irak entre 1980 et 1988.
Abdolrahim Mousavi a notamment été commandant général des forces terrestres de l’armée de la République islamique, de 2017 jusqu’en juin 2025, quand Ali Khamenei l’a nommé chef d’état-major des forces armées, à la suite de l’assassinat de son prédécesseur Mohammad Baqeri lors des frappes israéliennes sur l’Iran.
- Ali Shamkhani, conseiller d’Ali Khamenei
Ali Shamkhani était le principal conseiller d’Ali Khamenei. Il était le secrétaire du Conseil de défense créé après la guerre avec Israël de juin 2025. Il avait gravi les échelons au sein des Gardiens de la Révolution, d’abord amiral dans la marine, avant d’en prendre la tête.
Ali Shamkhani avait aussi été ministre de la Défense sous la présidence du réformateur Mohammad Khatami (1997-2005). Lors de l’attaque israélienne, le 13 juin 2025, le conseiller avait été blessé après une frappe sur son habitation. Il était resté enseveli sous les décombres pendant trois heures avant d’être secouru.
- Saleh Asadi, chef de la Direction du renseignement du commandement d’urgence «Khatam al-Anbiya»
Outre son poste à la Direction du renseignement du commandement d’urgence «Khatam al-Anbiya», Saleh Asadi était également officier supérieur du renseignement du Haut Commandement des forces armées iraniennes. Il était notamment impliqué dans l’élaboration de la stratégie iranienne contre Israël et les États-Unis.
- Mohammad Shirazi, chef du bureau militaire d’Ali Khamenei
Mohammad Shirazi occupait le poste de chef du bureau militaire d’Ali Khamenei depuis 1989. Il assurait la coordination entre les hauts responsables des forces armées et le Guide et garantissait la transmission des orientations stratégiques vers les différentes branches militaires.
- Aziz Nasirzadeh, ministre de la Défense
Aziz Nasirzadeh était le ministre iranien de la Défense depuis août 2024. Commandant de l’armée de l’air iranienne (IRIAF) d’août 2018 à septembre 2021, avant de devenir chef d’état-major adjoint des forces armées de la République islamique.
Il a participé à la planification de la sécurité nationale, notamment en présidant le SPND, chargée de protéger les infrastructures civiles, militaires et nucléaires critiques de l’Iran.
- Hossein Jabal Amelian, président du SPND
Hossein Jabal Amelian a mené pendant des années des projets impliquant des armes nucléaires, biologiques et chimiques à la tête du SPND.
- Reza Mozaffari-Nia, ancien président du SPND
Comme Hossein Jabal Amelian, Reza Mozaffari-Nia a fait progresser les efforts de production d’armes nucléaires.
