Alors que les bombardements se poursuivent en Iran, une réunion extraordinaire de l’Agence internationale de l’énergie atomique est prévue ce lundi. La Russie en a fait la demande.
À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Samedi soir, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé qu’elle tiendrait, ce lundi 2 mars, une réunion extraordinaire en lien avec les frappes militaires des États-Unis et d’Israël sur l’Iran.
Ce rendez-vous est organisé à la demande de la Russie, alliée de Téhéran. Sur X, le représentant permanent de Moscou auprès des organisations internationales, Mikhaïl Oulianov, a écrit que «la communauté internationale […]doit fournir d’urgence une évaluation objective et impartiale des actions irresponsables actuelles contre l’Iran, qui visent à saper la paix, la stabilité et la sécurité au Moyen-Orient».
La même demande avait été formulée plus tôt samedi par la représentation iranienne de l’ONU. Toujours sur X, celle-ci écrivait que «les allégations infondées, les menaces odieuses et les actes répréhensibles des agresseurs à l’encontre du programme nucléaire pacifique iranien devront être examinés immédiatement par le Conseil».
The MFA of #Russia: The international community, including the leadership of the #UN and the #IAEA, must urgently deliver an objective and unbiased assessment of the current irresponsible actions against Iran, which are aimed at undermining peace, stability and security in the…
— Mikhail Ulyanov (@Amb_Ulyanov) February 28, 2026
Au sein de l’ONU, l’AIEA est une agence en charge de promouvoir l’usage pacifique de l’énergie nucléaire. Lundi, elle avait déjà prévu une session ordinaire qui sera donc précédée par cette réunion extraordinaire du Conseil des gouverneurs, représentant 35 pays.
L’agence a déjà réagi aux bombardements en Iran samedi, appelant à la «retenue» afin «d’éviter tout risque pour la sécurité nucléaire des populations» au Moyen-Orient.
Accusé par les États-Unis et Israël de vouloir se doter de la bombe atomique, Téhéran défend son droit au nucléaire civil et refuse un accès complet à ses installations nucléaires à l’AIEA.
Ses rapports avec cette agence onusienne se sont dégradés après la courte guerre lancée le 13 juin dernier par Israël. Depuis, les inspections de l’AIEA ont repris en Iran, mais pas sur les sites nucléaires clés tels que Fordo, Natanz et Ispahan, touchés lors des frappes.
![[REUTERS/Sarah Meyssonnier] Frappes en Iran : l'Agence internationale de l'énergie atomique annonce une réunion...](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_372_209/public/2026-01-12t152302z_1837956527_rc2qziamu63n_rtrmadp_3_france-politics-rn-taille1200_696a47ccbda13_69a414bec9a56.jpg?itok=S2n-ZaZ_)