Dans un communiqué publié ce samedi 28 février, le M23 a évoqué la mort du porte-parole militaire de leur mouvement soutenu par le Rwanda, le colonel Willy Ngoma.
Le porte-parole militaire du M23, Willy Ngoma, figure de ce groupe armé antigouvernemental soutenu par le Rwanda dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a été tué par une frappe de drone de l’armée congolaise, a annoncé le M23 dans un communiqué publié ce samedi.
«Le régime de Kinshasa a délibérément bafoué le cessez-le-feu et a imposé une guerre totale », en «faisant de nos soldats et de nos populations civiles la cible principale de ses drones en dehors des lignes de front», a dénoncé le mouvement dans ce communiqué signé par Lawrence Kanyuka, chef du département de communication.
«Ces violations flagrantes ont coûté la vie à l’un de nos officiers supérieurs de l’Armée révolutionnaire congolaise (ARC), le colonel Willy Ngoma, tombé le 24 février 2026, et continuent d’ôter la vie à de nombreux compatriotes innocents», a-t-il ajouté.
Des conséquences à «ces crimes»
«Ces crimes ne passeront ni inaperçus ni impunis. La mémoire des victimes nous oblige et engage notre responsabilité collective. Ces crimes ne resteront pas sans conséquences. Notre devoir est de garantir la protection de nos populations ainsi que nos soldats sur toute l’étendue du territoire libéré», a également souligné le M23.
Le décès de Willy Ngoma intervient après celui de Magloire Paluku Kavunga, un cadre du groupe assassiné le 10 décembre dernier. «Ce décès d’un des hauts cadres du mouvement (…) survient dans un contexte d’intensification des combats dans l’Est de la RDC», a d’ailleurs observé le média local Actualité.CD.
Riche en ressources et frontalier du Rwanda, l’est de la RDC, ravagé par trente ans de conflits, est en proie à une nouvelle flambée de violences depuis la résurgence en 2021 du M23, appuyé par Kigali et son armée.
Ce mardi, des combattants de ce mouvement ont été visés par une frappe de drone des forces gouvernementales près de Rubaya, une cité minière stratégique située dans le territoire de Masisi, ont dit à l’AFP un responsable du M23 installé sur place ainsi que des sources sécuritaires.
![Corneille Nangaa est à la tête de l'Alliance fleuve Congo, dont le groupe armé M23 fait partie. [Arlette BASHIZI/REUTERS] République démocratique du Congo : le porte-parole militaire du M23 Willy Ngoma abattu par une...](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_372_209/public/2025-01-30t151610z_113929141_rc2dkcapgf9b_rtrmadp_3_congo-security_1_-taille1200_67a4c7d35e6ab.jpg?h=e58487cc&itok=PnDKgLb0)