Eric Woerth annonce son retrait de la vie politique pour se consacrer à un tout autre projet

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By InfoHunter


Mandaté en août dernier, pour un projet de restructuration du groupe PMU (Pari mutuel urbain) qui devait prendre fin le 28 février, le député de l’Oise Eric Woerth a vu sa mission être prolongée. Au-delà des six mois réglementaire, il doit ainsi quitter son siège de député.

Missionné depuis début septembre par le gouvernement pour proposer une réforme de la gouvernance de PMU (Pari mutuel urbain), Eric Woerth a vu sa mission récemment prolongée. En dépassant les six mois, son mandat de député tombe donc automatiquement. Il sera remplacé par sa suppléante, Véronique Ludmann, qui le remplacera dans le groupe des députés Renaissance, comme il l’a indiqué dans un message posté sur X.

L’avenir de l’ancien ministre est connu : il candidate à la présidence de PMU, a-t-il indiqué ce vendredi à l’AFP, confirmant une information du Parisien.

«Je serai plus utile à PMU (…) plutôt qu’être un député perdu dans une non majorité», a-t-il déclaré.

Sa nomination en tant que président de PMU devra encore être avalisée par son Assemblée générale, peut-être «dans les 10 ou 15 jours qui viennent», selon lui. Ayant été ministre il y a moins de trois ans, des vérifications doivent également être effectuées par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Ministre dans le premier gouvernement Lecornu

Le député de l’Oise avait été nommé ministre de l’Aménagement du territoire, de la décentralisation et du logement dans le premier gouvernement de Lecornu, qui n’a duré que quelques heures.

Ex-LR, Eric Woerth a été ministre des Comptes publics, de la Fonction publique puis du Travail sous Nicolas Sarkozy.

A l’Assemblée, il a été au cœur du processus législatif, en tant que président de l’importante commission des Finances (juin 2017 à juin 2022), y compris pendant la période du Covid, «presque surréaliste», où il s’agissait de «tenir l’économie».

Si le Palais Bourbon, où il a «beaucoup d’amis», lui manquera, il n’a pas eu que de tendres mots à propos de l’Assemblée actuelle : «C’est un peu comme conduire une voiture sur de la glace. On n’est pas sûr de bien tenir la trajectoire. (…) Ça ne veut pas dire qu’elle n’avance pas, mais à chaque mètre, on risque de déraper».

Il dénonce notamment les «débats violents» et le sentiment d’«impuissance politique» lié à «l’émiettement» des groupes politiques.

Mais «c’est un départ du Parlement, pas un départ de la vie politique», précise-t-il.

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«Je vais continuer à essayer d’aider celui ou celle qui voudra vraiment être président de la République», assure M. Woerth, sans vouloir donner d’indication sur une préférence entre les actuels «quatre ou cinq candidats pour la droite et le centre», tous des personnalités «éminentes».

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