Municipales 2026 : le Conseil d'Etat confirme la classification de LFI à «l'extrême…

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By InfoHunter


Alors qu’au début du mois le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait, par le biais d’une circulaire adressée aux préfets, classé le parti de Jean-Luc Mélenchon à l’extrême gauche, le Conseil d’Etat a confirmé la classification après avoir été saisi.

Une décision affirmée, malgré l’indignation des Insoumis. Le Conseil d’Etat a confirmé ce vendredi la classification de LFI à «l’extrême gauche» pour les élections municipales après avoir été saisi par la formation, qui contestait cette décision du ministère de l’Intérieur.

Dans un même temps, l’UDR, parti d’Eric Ciotti, a également été classé à «l’extrême droite». Dans le détail, le Conseil d’Etat a précisé dans un communiqué que «compte tenu de la situation politique prévalant pour les élections municipales de 2026 et des alliances observées pour ces élections, ni le classement de LFI dans le bloc de clivages « extrême gauche », ni celui de l’UDR dans le bloc de clivages « extrême droite » ne sont entachées d’une erreur manifeste d’appréciation».

Pour la première fois, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qui se définit comme de gauche radicale, est classé à l’extrême gauche depuis sa création en 2016.

Plusieurs raisons évoquées

Même si elle porte un programme de rupture avec le capitalisme et entretient des liens avec des partis d’extrême gauche, La France insoumise était jusqu’à présent classée à gauche.

Mais le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez en avait décidé autrement avec cette circulaire publiée au début du mois. LFI, mouvement connu pour sa forme ultra radicale et son style empreint du «bruit et de la fureur» théorisé par Jean-Luc Mélenchon, se voit requalifié en raison de sa «remise en cause très forte de l’autorité judiciaire» et ses «accusations systématiques» contre «la police (qui) tue», preuves pour Laurent Nuñez d’une «évolution vers une forme de radicalité», avec «des appels à la désobéissance civile».

«On ne truque pas les étiquettes politiques», a insisté le locataire de Beauvau, assumant de reclasser une organisation qui «s’éloigne un peu de nos valeurs universalistes républicaines en donnant la primauté aux aspects communautaires (et) identitaires».

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Les Insoumis s’étaient indignés contre cette décision qu’ils ont prise comme une attaque politique. Le coordinateur du mouvement Manuel Bompard avait accusé l’exécutif «d’utiliser ces étiquettes comme un moyen de stigmatisation», même si, de son point de vue, ce classement à l’extrême gauche n’est «pas infamant ou insultant (mais) juste faux».

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