Apologie du terrorisme : l'Iranienne Mahdieh Esfandiari condamnée à un an de prison ferme et une…

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By InfoHunter


L’Iranienne Mahdieh Esfandiari a été condamnée ce jeudi à un an de prison ferme assorti d’une interdiction définitive du territoire pour apologie du terrorisme par le tribunal correctionel de Paris. Son avocat annonce faire appel de cette décision.

La justice française a condamné, ce jeudi 26 février, l’Iranienne Mahdieh Esfandiari, pour apologie du terrorisme. Elle écope d’un an de prison ferme ainsi que d’une interdiction définitive du territoire, une peine contre laquelle elle dit vouloir faire appel.

Mme Esfandiari,sortie libre du tribunal, pourrait servir de possible monnaie d’échange avec Téhéran contre les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, assignés à l’ambassade de France en Iran après plus de trois ans de détention.

De multiples accusations

Agée de 39 ans, Mahdieh Esfandiari, née en Iran et arrivée en France en 2018, a été condamnée à quatre ans d’emprisonnement dont un ferme, pour apologie du terrorisme mais aussi provocation directe en ligne à un acte de terrorisme, injure publique en ligne en raison de l’origine, ethnie, nation, race ou religion et association de malfaiteurs.

La justice l’accuse d’avoir alimenté en publications les comptes de l’organisation Axe de la Résistance en 2023 et 2024, notamment sur les plateformes Telegram, X, Twitch et YouTube et le site Egalité et Réconciliation de l’essayiste français d’extrême droite multi-condamné Alain Soral.

Ces publications ont notamment fait l’apologie de l’attaque sanglante menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, incitant à des actes de terrorisme et injuriant la communauté juive. Son avocat a aussitôt annoncé son intention de faire appel de cette décision.

Vers un échange de ressortissants ?

«On nous parle depuis le départ de ce soi-disant échange qui doit avoir lieu entre nos compatriotes et Mme Esfandiari (…) Si le tribunal a rendu une peine aussi sévère sur la base de considérations diplomatiques, le tribunal a commis une faute», a affirmé Me Nabil Boudi à l’issue de l’audience. «Nous allons interjeter appel (…) en espérant avoir une décision qui sera rendue sur la base d’éléments de droit et de faits», a-t-il ajouté.

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Les autorités iraniennes ont émis le souhait d’échanger, une fois la procédure judiciaire close en France, leur ressortissante contre les deux Français.Ces derniers avaient été incarcérés en Iran en mai 2022 avant d’être condamnés à de lourdes peines notamment pour espionnage, puis libérés début novembre 2025 avec interdiction de quitter le territoire iranien. Ils sont actuellement assignés à résidence à l’ambassade de France à Téhéran.

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