Municipales 2026 : Marine Le Pen écarte l’idée d’un retrait des candidats RN pour faire barrage…

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By InfoHunter


La cheffe de file du RN, Marine Le Pen, a écarté mercredi soir l’idée de la ministre Aurore Bergé de retirer des candidats RN aux élections municipales afin de faire barrage à LFI.

Un refus catégorique. Il n’est «pas question» pour le Rassemblement national de retirer des candidats aux élections municipales afin de faire barrage à des candidats LFI, comme l’a demandé la ministre Aurore Bergé, a indiqué mercredi soir Marine Le Pen.

«Le retrait de nos listes, c’est la violation de la confiance que les électeurs ont mis en vous lorsqu’ils ont déposé un bulletin au premier tour», a appuyé la présidente du groupe RN à l’Assemblée lors d’un entretien accordé à BFMTV.

«Il n’est pas question de retirer des candidats» a-t-elle ajouté, enjoignant à la ministre Aurore Bergé de «garder ses bonnes idées pour son propre mouvement politique». «Lorsqu’on arrive au second tour aux élections municipales, on a des conseillers municipaux d’opposition qui sont élus», a rappelé Marine Le Pen.

La proposition de la ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes avait déjà été contredite par la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon qui a assuré plus tôt dans la journée qu’elle n’appelait «le RN à rien». Aurore Bergé avait demandé au parti d’extrême droite de se désister dans les villes «où LFI peut gagner».

Jean-Luc Mélenchon pousse à «l’hystérisation du débat politique»

Marine Le Pen a aussi ciblé la «manière» qu’a Jean-Luc Mélenchon «d’insulter, de pousser à l’hystérisation du débat politique», alors que les Insoumis sont accusés par leurs adversaires politiques d’avoir une part de responsabilité dans la mort du militant identitaire Quentin Deranque à Lyon.

«Dans les propos de Jean-Luc Mélenchon, il y a une forme de légitimation de la violence», a dénoncé Marine Le Pen, qui a affronté le leader insoumis à trois élections présidentielles.

«Depuis un certain nombre de temps, Jean-Luc Mélenchon oscille entre la stratégie de la pacification et la stratégie du pire. Et il a choisi la stratégie du pire, c’est la stratégie de l’intimidation. Or, ça pose un problème parce que, dans l’esprit de La France insoumise, tout ce qui est à droite de La France insoumise est fasciste», a ajouté cette dernière.

«Aucun lien structurel» avec les groupuscules d’ultradroite

La cheffe de file du RN a également assuré que son parti n’avait «aucun lien structurel» avec des «groupuscules» d’ultradroite, ce qui le distinguait «de la mouvance antifa qui a des liens structurels avec la France insoumise».

«Ces groupuscules, je les ai virés, je les ai foutus à la porte. Ça a été un des premiers actes de ma présidence du Front national», a plaidé celle qui a entretenu des amitiés avec des membres du GUD (groupe union défense), comme Frédéric Châtillon.

Dans ce contexte, la députée RN Lisette Pollet a dû annoncer mercredi le licenciement d’un de ses assistants parlementaires, Vincent Claudin, en raison de la publication sur des comptes X sous pseudonymes de messages racistes, homophobes et antisémites, révélés par Mediapart. Vincent Claudin a aussi appartenu au groupuscule d’ultradroite Lyon Populaire, qui a fait l’objet d’une procédure de dissolution.

Pas de campagne ou de «rôle de tutelle» en cas de condamnation

Marine Le Pen a également assuré mercredi qu’elle ne ferait pas campagne pour la prochaine élection présidentielle si elle était condamnée à porter un bracelet électronique. «On ne peut pas faire campagne dans ces conditions», a-t-elle estimé.

La députée du Pas-de-Calais connaîtra le 7 juillet prochain la décision de la cour d’appel de Paris dans le dossier des assistants des eurodéputés RN, après avoir été condamnée en première instance notamment à 2 ans de port de bracelet électronique et 5 ans d’inéligibilité avec exécution immédiate.

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Si elle devait être empêchée, cédant sa place à Jordan Bardella, Marine Le Pen a assuré qu’elle ne jouerait pas auprès de l’actuel président du parti «un rôle de tutelle», pendant la campagne comme à l’Élysée. «Jordan Bardella n’a jamais été mis sous ma tutelle. Il ne le sera jamais. C’est un homme libre, convaincu», a insisté cette dernière, répétant à plusieurs reprises qu’elle n’intégrerait pas le gouvernement si Jordan Bardella était élu en 2027.

«Si je ne peux pas être candidate et qu’il est donc candidat, c’est lui qui déterminera à quel niveau il a besoin de ma présence, de mes conseils, de l’expérience qui est la mienne», a-t-elle conclu.

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