Jeune Garde : enquête ouverte à Paris sur des soupçons de reconstitution du groupe…

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By InfoHunter


Le parquet de Paris a ouvert une enquête ce mercredi sur des soupçons de reconstitution de la Jeune Garde. La veille, le gouvernement avait saisi la justice au sujet d’une possible «reconstitution» du groupe antifasciste.

A la suite d’un signalement émis par le ministère de l’Intérieur et dénonçant une «reconstitution» de la Jeune Garde, groupe antifasciste dissous en Conseil des ministres le 12 juin 2025 et mis en cause dans l’agression mortelle de Quentin Deranque jeudi 12 février 2026 à Lyon, le parquet de Paris a procédé à l’ouverture d’une enquête.

Les investigations vont se concentrer sur une possible «participation au maintien ou à la reconstitution d’association ou de groupement dissous», a appris auprès, confirmant une information de plusieurs médias. Ce délit fait encourir 3 ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.

L’enquête a été confiée à la Section de recherches (SR) de la gendarmerie de Paris. Le 7 août 2025, une requête en référé suspension de la Jeune Garde a été rejetée par le Conseil d’Etat. «L’audience sur le recours au fond, initialement fixée au 11 février 2026, a été reportée sans effet suspensif», nous indique le parquet de Paris.

Mardi 24 février au matin, le président de la République Emmanuel Macron avait réuni à l’Élysée les ministres de l’Intérieur et de la Justice, Laurent Nuñez et Gérald Darmanin, ainsi que les services de renseignement pour évoquer «les groupes d’action violente qui sévissent et ont des liens avec les partis politiques».

Il s’agit de la riposte gouvernementale en parallèle de l’enquête judiciaire sur le décès du Quentin à Lyon, dans laquelle sept personnes ont été mises en examen pour homicide volontaire et complicité, dont certaines sont issues du mouvement co-fondé par le député LFI Raphaël Arnault.

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Avant le décès de Quentin, les services de renseignement surveillaient déjà des «velléités de reconstitution» de groupuscules liés au mouvement dissous «sur cinq territoires au moins», a expliqué un participant à la réunion élyséenne à des journalistes ce mardi. Selon lui, «les faits gravissimes de Lyon» viennent «étayer» ce dossier.

En outre, le chef de l’Etat a demandé à Beauvau de lancer des procédures de dissolution contre ces cinq «émanations» locales identifiées de la Jeune Garde, a poursuivi ce participant, refusant de préciser sur quels territoires elles opèrent.

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