Neve Campbell est de retour dans la peau de Sidney Prescott dans «Scream 7», dont la sortie est attendue ce mercredi 25 février. Voici le classement des six précédents volets de la saga, du pire au meilleur.
On ne déconne pas avec l’original. Alors que les fans de la saga «Scream» s’apprêtent à retrouver Neve Campbell dans le rôle de Sidney Prescott dans un septième volet à découvrir dans les salles françaises à partir de ce mercredi 25 février, voici un classement des six films précédents, du pire au meilleur.
Scream 3
En 2000, Kevin Williamson abandonnait son poste de scénariste, remplacé par Ehren Kruger, pour ce troisième volet sorti peu de temps après la tragédie de Columbine aux États-Unis. Ce qui avait poussé à l’époque la production à modifier les premières ébauches de scénario. Wes Craven, toujours derrière la caméra, plante son décor à Los Angeles sur le tournage du troisième volet du film «Stab» inspiré par l’histoire de Sidney Prescott.
Quand Cotton Weary, l’homme injustement accusé du meurtre de la mère de Sidney devenu la star d’un talk-show, est assassiné, un sentiment de panique gagne la jeune femme qui réalise que son cauchemar reprend. «Scream 3» est considéré par une majorité de fans comme le faible de la série en raison des ficelles un peu trop évidentes d’un scénario sans surprise. Il permet toutefois d’en apprendre plus sur l’histoire familiale de Sidney.
Scream 2
Un an après le premier film, Kevin Williamson et Wes Craven se sont attelés au deuxième volet de la saga, avec la tâche monumentale d’atteindre un niveau de succès proche du premier. On y découvre l’existence d’un film, «Stab», basé sur les événements traumatisants qui se sont déroulés à Woodsboro.
Sidney a entamé une relation avec Derek, un jeune homme exemplaire – trop peut-être? – autour duquel l’ambiguïté de la culpabilité se construit. La journaliste Gale Weathers, incarnée par Courteney Cox, est forcée de différencier le journalisme sensationnel à l’investigation rigoureuse.
Dans un final très verbeux, on découvre la culpabilité de Mickey, un passionné de films d’horreur, ainsi que celle de Debbie Salt, qui se révèle être la mère de Billy Loomis rongée par son désir de vengeance au point de reprendre le costume du tueur créé par son fils. Sans être inoubliable, «Scream 2» parvenait à développer ses personnages principaux dans la continuité du premier film.
Scream 4
En 2011, la saga revenait dans les salles obscures après une décennie d’absence, renouant avec les ingrédients propres au genre du slasher malgré un concept largement éculé. Sa réception critique ne fut pas tendre, et ce malgré la réunion de Wes Craven et Kevin Williamson pour l’occasion.
Et pourtant. Des années plus tard, la scène d’introduction s’impose comme une des meilleures de la saga, avec un usage de la métafiction très habile. Le récit parvient à se moderniser sans pour autant perdre de vue les thématiques du premier film, en plus d’un commentaire sur la pertinence des remakes et autres reboots. Emma Roberts se révèle absolument parfaite dans le rôle du boss final.
Scream V
La décision de relancer la franchise en 2022 semblait périlleuse, mais les réalisateurs Matt Bettinelli-Olpin and Tyler Gillett avaient manifestement un plan en tête pour lui faire honneur de la meilleure des manières. Ce cinquième volet réussit le tour de force d’installer de nouveaux personnages, tout en maintenant un lien avec ses prédécesseurs.
Le scénario est d’une redoutable efficacité, Melissa Barrera et Jenna Ortega sont absolument impeccables dans les rôles principaux, et les mises à mort ne manquent pas d’originalité. Même les plus sceptiques se sont laissé emporter par ce film conçu comme une trilogie… dont on ne verra malheureusement jamais la fin.
Scream VI
Un an après leur prise de contrôle réussie de la saga «Scream», Matt Bettinelli-Olpin and Tyler Gillett ont continué à bâtir leur univers avec une débauche de moyens, et la mise en valeur de Gale Weathers dont le lien avec les précédentes versions est parfaitement mis au service du récit.
La chorégraphie des combats est d’une efficacité redoutable, et encore une fois, les acteurs principaux sont au niveau. Le personnage de Sam Carpenter, la fille de Billy Loomis hantée par les visions du tueur, n’a cessé de s’étoffer au point de rejoindre celui de Sidney Prescott au rang des favoris des fans. Dommage que le dernier volet de la trilogie souhaitée par Matt Bettinelli-Olpin and Tyler Gillett ne voit jamais le jour.
Scream
Impossible de battre l’original. En 1996, «Scream» a réussi à combiner un nombre incalculable d’éléments qui en ont fait un chef d’œuvre du genre horrifique dont l’impact culturel se fera sentir des années durant grâce à la force des performances des acteurs, des répliques culte, d’une bande annonce absolument inoubliable, et l’inventivité des mises à mort.
Le duo de méchants, Billy et Stu, est à la fois effrayant, sans jamais manquer de second degré. L’exploit de «Scream» tient dans sa capacité à s’imposer dans un genre qui, déjà à l’époque, regorgeait de références qui semblaient indétrônables. Non seulement le film de Wes Craven et Kevin Williamson a su trouver sa place, mais il a aussi permis de donner un nouvel élan aux slashers qui pulluleront dans son sillage.
![La trilogie des réalisateurs Tyler Gillett et Matt Bettinelli-Olpin ne verra jamais le jour. [© Paramount Pictures] Scream 7 : voici le classement de tous les volets précédents, du pire au meilleur](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_372_209/public/capture_d_e_cran_2026-02-23_a_10.51.46_699c241eab6d4.png?h=960d4d46&itok=2nLsI2gt)