Cour des comptes : Amélie de Montchalin prend ses fonctions ce lundi

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By InfoHunter


Nommée par Emmanuel Macron comme première présidente de la Cour des comptes, la désormais ex-ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, prend la tête de l’institution à compter de ce lundi 23 février. Une décision largement critiquée par l’opposition.

Un choix discuté. La désormais ex-ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin prend la tête, ce lundi, de la Cour des comptes, sous de vives critiques de l’opposition qui voit dans sa nomination un conflit d’intérêts, même si l’institution s’efforce de rassurer sur son indépendance.

Choisie par Emmanuel Macron et nommée le 11 février dernier en conseil des ministres, Amélie de Montchalin prend ses fonctions de première présidente de l’organisme de contrôle moins de deux semaines plus tard.

Installée prochainement lors d’une audience solennelle, elle deviendra la première femme à prendre les rênes de cette institution plus que bicentenaire, chargée de veiller sur les deniers publics, succédant à Pierre Moscovici.

«Pas de conflit d’intérêts»

Le choix d’Amélie de Montchalin a été vivement critiqué par les oppositions, du LFI au RN, car elle sera amenée à statuer sur le déficit public et les choix budgétaires du gouvernement dont elle aura fait partie.

Mais, pour Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, cette nomination «ne pose pas de conflit d’intérêts» parce que «l’organisation inhérente à la Cour des comptes, le fait qu’elle repose notamment sur des décisions collégiales, fonde son indépendance».

«Amélie de Montchalin a toutes les compétences pour mener à bien cette mission. C’est une nomination qui fait suite à ce qu’elle a démontré pendant les débats parlementaires. Il n’est pas inhabituel d’avoir un responsable politique à ce poste, et nous assumons de nommer un responsable politique», a-t-elle défendu.

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Contrairement à d’autres postes prestigieux, cette nomination ne nécessite pas d’approbation par les commissions des Finances du Parlement. Mais depuis la présidence de Nicolas Sarkozy (2007-2012), les premiers présidents de la Cour des comptes étaient systématiquement sélectionnés dans l’opposition.

Dans un communiqué transmis ce dimanche 22 février, l’Élysée a annoncé son successeur en la personne de David Amiel, actuel ministre de la Fonction publique.

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