Qui est Raphaël Arnault, député LFI et cofondateur de la «Jeune garde antifasciste», au cœur du…

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By InfoHunter


Cofondateur de la Jeune garde et député LFI dont l’assistant parlementaire a été interpellé dans l’enquête autour du décès du jeune Quentin, frappé à mort à Lyon jeudi 12 février, Raphaël Arnault est sous le feu des critiques. Voici ce qu’il faut savoir sur ce sulfureux antifasciste.

Insoumis, antifasciste et désormais dans la tourmente. Après l’interpellation de 11 personnes, ces mardi 17 et mercredi 18 février, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune Quentin, le nom du député LFI Raphaël Arnault, 31 ans, est au cœur de l’actualité.

Son assistant parlementaire, Jacques-Elie Favrot, est en effet soupçonné d’avoir participé aux coups mortels. Et si Raphaël Arnault n’a pas lui-même été entendu par les autorités, sa réputation s’est construite sur une certaine violence.

Fiché S, le cofondateur «La Jeune Garde», a ainsi été condamné en 2022 pour violences en réunion. Au cours de son parcours militant, il a également été entendu pour apologie du terrorisme.

Sa trajectoire se noue à seulement 23 ans qu’il participe à la création «La Jeune Garde antifasciste», à Lyon, en devenant l’un des porte-parole et assumant rapidement l’utilisation de la violence.

Un tempérament réputé véhément porté jusque dans sa chair puisque l’élu du Vaucluse est connu pour arborer, sur sa main gauche, un tatouage représentant un papillon au-dessus d’un poing américain, symbole de la violence de rue, la même qui a emporté le jeune Quentin.

Sa véritable identité reste par ailleurs un mystère, son nom, Arnault, étant en réalité un alias, utilisé, dit-il, par crainte pour sa sécurité.

un parcours militant jalonné d’affrontements

Un épisode particulier marque chez lui un tournant et un recours accru à la violence : les manifestations contre la loi Travail, en 2016. «Des militants d’extrême droite nous ont attaqués. Nous étions plus nombreux, mais incapables de répondre. C’est là que nous avons compris qu’il fallait nous organiser», expliquait-il à l’époque dans la presse.

A l’image de la «Jeune garde», les affrontements de rue jalonnent donc son parcours, comme en septembre 2021, lorsqu’une altercation éclate avec des membres des Zouaves Paris, un groupuscule d’ultra-droite, à sa descente d’un train en gare de Lyon.

Lui continue de nier toute responsabilité : «On m’a accusé d’incarner une gauche violente, c’est l’hôpital qui se fout de la charité». Selon lui, la violence extrême vient «des militants d’extrême droite». Reste qu’il a été définitivement condamné la même année à quatre mois de prison avec sursis pour des violences volontaires en réunion, après l’agression d’un militant ennemi dans une rue lyonnaise.

Raphaël Arnault a aussi raconté avoir évolué parmi des camarades «séduits par l’antisémitisme d’Alain Soral et Dieudonné». Le 7 octobre 2023, jour du massacre des terroristes du Hamas en Israël, il avait affirmé que «la résistance palestinienne [a] lancé une offensive sans précédent», un message qui lui vaut d’être entendu pour apologie du terrorisme.

L’antifasciste revendiqué a aussi fait l’objet d’une fiche S, révélée en 2024 et confirmée par plusieurs médias, parmi les quelque 3.000 membres de l’ultra-gauche suivis par les autorités.

des liens troubles avec Jean-Luc Mélenchon

Pour toutes ces raisons, le jeune militant est une personnalité ultra-polémique, au sein même de la gauche.

Mercredi 18 février, François Hollande, a d’ailleurs lui-même considéré que LFI est bien un mouvement «d’extrême gauche», comme l’a classifié récemment le ministère de l’intérieur.

En cause, pour l’ex-chef de l’Etat socialiste, «avoir accepté d’avoir un lien avec un groupe, en l’occurrence la Jeune garde, qui fait du combat physique son but et sa méthode».

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Reste que, de son côté, Jean-Luc Mélenchon, qui a donc fait élire Raphaël Arnault sur ses bancs, malgré sa fiche S, continue d’entretenir le flou avec cet encombrant allié.

Sur la défensive, La France insoumise dénonce une «instrumentalisation» de ce meurtre tout en tentant de prendre ses distances.

En attendant, cette affaire, à moins d’un mois du premier tour des élections municipales, semble sérieusement compliquer la perspective d’ententes entre les listes de gauche.

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