Mort de Quentin, municipales 2026, procès du RN… Ce qu’il faut retenir de l’interview de Jordan…

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By InfoHunter


Jordan Bardella était l’invité de et Europe 1 ce mercredi 18 février. De la mort de Quentin aux municipales qui approchent, voici ce qu’il faut retenir de l’interview du président du Rassemblement national.

Une interview attendue. Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, était l’invité de la Matinale de et Europe 1 ce mercredi 18 février. Voici ce qu’il faut retenir.

Mort de Quentin

«L’extrême gauche a tué», a estimé Jordan Bardella, revenant sur la mort du jeune Quentin, mort à Lyon après avoir été violemment agressé en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po.

«On parle d’un jeune militant nationaliste de 23 ans, qui a été tabassé, qui a fait l’objet d’une chasse à l’homme d’après les mots du procureur et qui a été lynché. C’est un point de bascule extrêmement grave. Il est temps ce matin de mettre la gauche et l’extrême gauche face à ses responsabilités», a poursuivi le président du Rassemblement national.

«Jean-Luc Mélenchon a des comptes à rendre», a-t-il martelé, dénonçant le soutien apporté par la France insoumise à des mouvements d’ultra gauche tels que la Jeune Garde, qu’il estime être fondée sur «le modèle des milices paramilitaires des années 1930».

Par ailleurs, Jordan Bardella a estimé que le député Raphaël Arnault, co-fondateur de la Jeune Garde et dont l’assistant parlementaire a été interpellé ce mardi, devait démissionner.

«Il n’a pas sa place à l’Assemblée nationale et je considère qu’il ne l’a jamais eue. L’honneur, la décence, le respect à l’égard de la famille de Quentin incomberaient à Raphaël Arnault de quitter ses fonctions et de démissionner après avoir demandé pardon», a estimé le bras droit de Marine Le Pen.

Revenant sur les dernières déclarations du leader de la France insoumise, Jordan Bardella a déclaré : «Jean-Luc Mélenchon est le déshonneur de la République française, quand un jeune homme de 23 ans, un jeune nationaliste est mort pour ses idées on ne s’érige pas en victime comme il le fait. L’extrême gauche n’a pas seulement créé le désordre dans notre pays, elle a tué».

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«Je ne suis pas le porte-parole de l’ultra-droite et je combats les mouvements d’ultra-droite avec lesquels nous n’avons aucun lien. Dans notre démocratie, il est inacceptable que l’on tolère l’intolérable», a poursuivi Jordan Bardella.

Celui qui espère devenir le Premier ministre de Marine Le Pen a indiqué qu’une fois au pouvoir, le Rassemblement national lancerait une procédure de dissolution de «toutes les organisations qui prônent la violence du débat démocratique qu’elles soient de droite ou de gauche».

Municipales 2026

A moins d’un mois des élections municipales, Jordan Bardella a appelé «en vue des prochaines élections municipales, présidentielle et législatives à mettre en place un cordon sanitaire contre ce mouvement politique (LFI), qui est aujourd’hui sorti totalement de la République et qui considère que l’insurrection, le chaos et le désordre sont des modes d’action en politique».

Le président du RN a estimé qu’il ne fallait pas que «la France insoumise remporte des municipalités» et qu’il fallait «tout faire» pour que le parti de Jean-Luc Mélenchon «ne se retrouve pas au pouvoir dans quelques mois dans notre pays».

«Je l’ai dit au second tour des municipales, je pense qu’il faut un front commun contre la France insoumise (…) Tout sauf la France insoumise (…) Je ne ferai jamais le choix du pire pour mon pays», a martelé Jordan Bardella.

«Ces élections municipales sont l’ultime marche avant 2027, l’ultime marche avant l’alternance donc il faut voter partout en France pour les candidats de l’alternance», a-t-il poursuivi, mettant en avant le bon bilan des villes déjà gérées par le Rassemblement national.

Procès du RN

Si les élections municipales sont l’échéance électorale la plus proche, le Rassemblement national a déjà la présidentielle de 2027 dans le viseur. Pourtant la candidature de Marine Le Pen est toujours suspendue à la décision de la cour d’appel qui doit être rendue le 7 juillet prochain.

«Je me prépare dans tous les cas à être chef du gouvernement. Nous travaillons en étroite amitié, en étroite confiance avec Marine, donc nous nous préparons. Il est vrai que c’est la Justice, et c’est bien l’aberration de la situation dans laquelle nous sommes, qui déterminera le candidat du Rassemblement national à l’élection présidentielle», a détaillé Jordan Bardella.

«Je souhaite que Marine Le Pen puisse porter nos couleurs. Elle a été candidate trois fois, elle a une expérience, une solidité et une légitimité incontestables, je suis à ses côtés. Elle prendra sa décision en fonction du résultat de cet appel», a-t-il ajouté, rappelant la «loyauté» qui les unit.

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«Le RN se prépare et nous serons en mesure d’annoncer aux Français celui qui portera les couleurs de notre mouvement à compter du mois de juillet. L’enjeu de cette élection présidentielle, ce n’est pas l’alternance, c’est de sauver la France et le pays», a conclu Jordan Bardella.

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