Mort de Quentin : neuf personnes interpellées, dont l’assistant parlementaire du député LFI…

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By InfoHunter


Cinq jours après l’agression mortelle de Quentin, jeudi 12 février dernier à Lyon, neuf individus ont été interpellés ce mardi dans le cadre de l’enquête, dont l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot.

L’enquête accélère autour de ce drame qui émeut le pays et divise les politiques. Dans le cadre des investigations menées à la suite de la mort de Quentin, un jeune de 23 ans, samedi 14 février deux jours après son agression en marge de la conférence de Rima Hassan à Sciences Po Lyon (Rhône), neuf personnes ont été interpellées ce mardi pour «homicide volontaire», «violences aggravées» et «association de malfaiteurs», a annoncé le procureur de la République de Lyon Thierry Dran. Parmi elles figure Jacques-Elie Favrot, l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, fondateur de la Jeune Garde.

Plutôt dans la journée, six suspects avaient été identifiés par les enquêteurs comme étant membres de la Jeune Garde, nous a fait savoir une source proche du dossier, confirmant une information du Progrès. Parmi ces six suspects on retrouvait cinq hommes et une femme.

Bien qu’il soit dissous en juin 2025, le mouvement d’ultragauche, la Jeune Garde, a été pointé du doigt par le gouvernement ces derniers jours. Devant les députés à l’Assemblée nationale, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a estimé ce mardi que«la Jeune Gade tue, et La France insoumise devrait le condamner».

«Il y a une violence incontestable» qui concerne La France insoumise et la Jeune Garde, a estimé le garde des Sceaux lors des questions au gouvernement, en reprochant à LFI de considérer ce mouvement antifasciste comme «une organisation alliée».

Quentin pris à partie par «au moins six individus»

Durant sa conférence de presse du lundi 16 février, le procureur de la République de Lyon Thierry Dran était revenu sur l’agression mortelle dont a été victime Quentin, expliquant que le jeune homme a été agressé par «au moins six» personnes. Il a été retrouvé «conscient et pouvant s’exprimer même s’il avait oublié l’entièreté des faits» par un ami. Ce dernier avait cherché à ramener le jeune homme chez lui, mais l’état de santé de celui-ci s’était dégradé rapidement.

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Compte tenu de la situation préoccupante de Quentin, cet ami ainsi que le reste du groupe avaient appelé les secours, allongeant le jeune homme «incapable de marcher» sous un abribus. Pris en charge et hospitalisé en urgence avec un pronostic vital largement engagé, Quentin était décédé samedi à 12h25.

«L’autopsie pratiquée sur Quentin ce matin a permis de déterminer qu’il présentait essentiellement des lésions à la tête et un traumatisme cranio-encéphalique majeur. Ce traumatisme était de surcroît associé à une fracture temporale droite. Les experts ont concluent que ces lésions étaient au-delà de toutes ressources thérapeutiques et mortelles à brève échéance», avait expliqué le procureur de la République de Lyon.

À la suite de ces faits, une enquête criminelle est ouverte du chef d’«homicide volontaire». De plus, une enquête délictuelle est également ouverte pour «violences aggravées par trois circonstances», soit en réunion, commises par des individus masqués et porteurs d’arme, et d’«association de malfaiteurs en vue de commettre un délit puni de 5 ans d’emprisonnement».

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