«Je ne vise pas la postérité» : le célèbre sculpteur Richard Orlinski se livre sur son ouvrage…

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By InfoHunter


Invité de l’émission L’Heure des Pros, le sculpteur Richard Orlinski s’est livré, au micro de Pascal Praud, sur sa vie, son imaginaire et sa vision de la France, autour de son dernier ouvrage baptisé «Rétrospective».

Un sculpteur sous toutes ses facettes. Sur la couverture y trône un Kong rouge vermillon, canines acérées et poings frappant sa poitrine, un gorille au caractère irascible qui contraste avec la personnalité de son créateur, l’artiste Richard Orlinski. Dans «Rétrospective», son récit autobiographique ponctué de photographies, l’homme qui façonne crocodiles et autres panthères revient sur son oeuvre.

Propulsé sur un très sélect piédestal, celui de l’artiste contemporain français le plus vendu dans le monde, Richard Orlinski est parfois surnommé «le sculpteur des stars», mais souvent décrié par le monde de l’art. Si le fantaisiste sexagénaire est devenu au fil des ans le plus riche de France dans son domaine, l’appât du gain n’a jamais occupé la place de mantra.

«Je partage mes créations gratuitement puisque mes oeuvres sont exposées aux yeux de tous dans la rue. Je ne vise pas la postérité. L’art sert à faire réfléchir, cela fera peut-être avancer les choses», a confié Richard Orlinski, dont les oeuvres colorées ont déambulé sur Rodeo Drive à Beverly Hills, flâné dans les rues de Saint-Raphaël ou sur l’avenue Georges V à Paris.

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Un artiste «accessible»

Et si certaines créations peuvent parfois atteindre des prix astronomiques, à l’image d’un ours géant de 5 mètres de haut, érigé dans la cité des Anges pour la modique somme de 700.000 euros, le sculpteur se voit avant tout comme un artiste accessible. «Le style Orlinski, c’est de pouvoir faire entrer chez monsieur et madame tout-le-monde un artiste populaire, dans le bon sens du terme», a ajouté l’habile communicant sur le plateau de Pascal Praud, précisant que dans une collection pensée spécialement pour la Saint-Valentin, certaines sculptures en forme de coeur était disponibles pour une centaine d’euros.

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Son style ? Inspiré de la faune sauvage, et notamment des espèces en voie de disparition, l’animal fascine Richard Orlinski, à l’image du gorille à dos argenté, devenu une sorte de mascotte. «La facilité, la lisibilité, l’émotion immédiate… On se prend pas la tête en regardant mes oeuvres, il y a pas besoin de s’y connaître en art», a précisé l’amoureux du pop-art à . Des créations rassemblées dans son ouvrage autobiographique «Rétrospective» : «Vous allez voir des sculptures qui interagissent avec la lumière, des œuvres qui questionnent les enjeux du XXIe siècle, d’autres qui rendent hommage aux plus grands artistes de l’Histoire de l’art, des trophées, des montres Hublot, des casques de F1 et d’autres œuvres encore, qui vont peut-être vous émouvoir ou vous faire sourire», précise la maison d’édition Gründ.

«Je ne vise pas la postérité» : le célèbre sculpteur Richard Orlinski se livre sur son ouvrage...
«Rétrospective», aux éditions Gründ.

S’il a aujourd’hui acquis une renommée mondiale, avec comme premiers clients Sharon Stone ou Pharell Williams, l’artiste inspiré par Jeff Koons n’a pas toujours occupé ses mains en taillant des animaux aux facettes saillantes. «J’ai travaillé dans la finance, l’immobilier… Je n’ai jamais cru que l’on pouvait gagner sa vie en vendant des sculptures», a confié au présentateur de l’Heure des Pros celui qui s’est lancé pleinement dans l’art à 38 ans passés.

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Engagé dans la transmission artistique, Richard Orlinsky est également à l’origine d’un documentaire baptisé «1ère fois au Musée», une expérience novatrice où cinq jeunes franchissent pour la première fois les portes d’un musée. Son ouvrage «Rétrospective», est disponible en librairie pour le prix de 39,95€.

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