Après de nombreux signalements, neuf agents du périscolaire ont été suspendus depuis fin janvier pour suspicions de violences physiques et sexuelles commises dans une école maternelle du 7e arrondissement à Paris, a-t-on appris ce lundi auprès de la Ville.
Une réaction attendue. Soupçonnés de «violences physiques, sexuelles» et «posture professionnelle inappropriée», neuf animateurs employés dans une école maternelle du 7e arrondissement de Paris ont été suspendus à titre conservatoire à la suite de la diffusion, le 29 janvier, d’une enquête de Cash investigation sur France 2 filmant en caméra cachée le comportement de certains agents.
«Plusieurs agents identifiés comme auteurs de comportements inappropriés ont été suspendus. Dans les jours qui ont suivi, différents signalements réalisés par les parents de l’école ont été pris en compte», a indiqué la ville de Paris. Les neuf agents exerçaient à l’école publique Saint-Dominique, située dans le 7e arrondissement. Un autre agent de l’école Volontaires (15e arrondissement), a aussi été suspendu.
73 parents d’élèves portent plainte
Par ailleurs, quelque 73 parents d’élèves de trois écoles du 7e arrondissement (Rapp, La Rochefoucauld, Saint-Dominique) se sont regroupés ces derniers jours pour porter plainte collectivement, auprès du parquet de Paris, pour «violences volontaires sur mineurs», «mise en danger délibérée d’autrui» ou encore «délaissement d’une personne incapable de se protéger», a-t-on appris de sources proches du dossier, confirmant une information de RTL.
Ces personnes ont découvert que leurs «enfants ont pu être placés sous la responsabilité de personnes insuffisamment qualifiées ou plus encore d’individus dangereux», souligne la plainte. Elle ne vise pas de faits de viols, d’agressions sexuelles ni d’atteintes sexuelles. «Si certains parents ont agi collectivement, c’est pour rappeler à l’administration son obligation de garantir que les enfants confiés à l’école, au périscolaire et aux centres aérés y soient en parfaite sécurité», a réagi leur avocat.
Rachida Dati monte au créneau
La candidate LR et MoDem à la mairie de Paris Rachida Dati et une dizaine d’élus de son camp ont demandé «solennellement» à la ville de Paris de «communiquer la liste précise et à jour desanimateursdéplacés ou suspendus et le nombre de signalements en cours dans chacune des écoles parisiennes», à la veille des vacances scolaires.
«Aucune action majeure n’a été mise en place pour connaître l’ampleur des faits commis», déplore Rachida Dati qui, la semaine dernière, a claqué la porte du dernier Conseil de Paris pour dénoncer le «déni» de la majorité face aux violences sexuelles dans le périscolaire.
«Aujourd’hui, je ne pardonne pas à la ville, je ne pardonne pas à la mairie, je ne pardonne pas à tous ceux qui savaient et qui ont tout fait pour cacher, qui ont même été contre nous quand on a demandé un audit de l’établissement au mois d’octobre-novembre», a réagi une parent d’élève de Saint-Dominique.
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