Guerre en Ukraine : blindage renforcé et longue portée… Tout savoir sur le lance-roquettes TOS-3…

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By InfoHunter


La Russie a commencé à déployer en Ukraine son nouveau lance-roquettes thermobarique TOS-3 «Dragon», version modernisée du TOS-1A. Doté d’une portée accrue et de protections renforcées, il se veut plus résistant sur le champ de bataille, malgré les capacités ukrainiennes à neutraliser ces systèmes.

Les forces russes ont commencé à déployer en Ukraine le nouveau système de lance-roquettes multiple thermobarique TOS-3 «Dragon», version modernisée du TOS-1A Solntsepyok. Plus longue portée, blindage renforcé, équipements de guerre électronique intégrés : Moscou met en avant un système offrant une meilleure survivabilité sur le champ de bataille. Mais l’armée ukrainienne a déjà neutralisé ce type d’armes et pourrait chercher à en capturer un exemplaire.

Le «Dragon» peut atteindre des cibles situées entre 15 et 24 kilomètres

Selon des images récemment diffusées par le ministère russe de la Défense et analysées par le média spécialisé Defense Express, le système présenté comme un TOS-1A serait en réalité le nouveau TOS-3 «Dragon». Introduit en 2024, ce modèle se distingue par plusieurs évolutions majeures par rapport à son prédécesseur, le TOS-1A Solntsepyok.

Le TOS-3 dispose de 15 tubes de lancement, contre 24 pour le Solntsepyok, mais tire des roquettes à plus longue portée. Alors que le TOS-1A frappait jusqu’à 6 kilomètres et nécessitait une ligne de vue directe, le «Dragon» peut atteindre des cibles situées entre 15 et 24 kilomètres. Cette capacité lui permet de tirer depuis des positions couvertes, réduisant son exposition aux frappes de contre-batterie.

Construit sur un châssis de char T-72, il intègre un blindage réactif Kontakt-5, des filets anti-drones et un système de guerre électronique «Volnorez». Des écrans de protection supplémentaires renforcent la sécurité des roquettes lorsqu’elles sont stockées sur le lanceur. Objectif ? Améliorer la résistance face aux drones kamikazes et aux missiles antichars ukrainiens.

Entre 6,5 et 15 millions de dollars

Souvent qualifié à tort de «lance-flammes lourd», le TOS-1A Solntsepyok (dont dérive le TOS-3) est en réalité un lance-roquettes multiple utilisant des munitions thermobariques. Ces projectiles dispersent un aérosol inflammable avant la détonation, provoquant une onde de choc massive et des variations de pression capables de dévaster des fortifications et des zones urbaines.

Une salve complète de 24 roquettes peut couvrir une zone d’environ 200 m². Chaque roquette pèse plus de 200 kilogrammes, et le coût total du système est estimé entre 6,5 et 15 millions de dollars.

D’après le média Kyiv Post, Moscou affirme que ce type d’arme n’a pas d’équivalent dans le monde. Pourtant, son emploi comporte des risques importants. En effet, en cas d’impact direct, les munitions embarquées peuvent exploser, mettant en danger les troupes à proximité. En 2024, une détonation accidentelle d’une munition de Solntsepyok dans la région russe de Belgorod avait tué trois soldats.

Les forces ukrainiennes ont à plusieurs reprises détruit des lanceurs TOS au moyen de drones FPV (first person view) ou d’armes antichars, parfois au moment même de leur mise en batterie. En septembre 2025, le 429e régiment autonome de drones «Achilles» revendiquait la destruction de deux TOS-1A dans la région de Kharkiv.

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Toujours selon le Kyiv Post, des analystes estiment que les caractéristiques précises du TOS-3 ne seront pleinement connues que si l’Ukraine parvient à en capturer un exemplaire intact. En attendant, la stratégie ukrainienne consiste à neutraliser ces systèmes avant leur déploiement effectif sur la ligne de front, en s’appuyant massivement sur les drones d’attaque.

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