Alors que l’Assemblée nationale vénézuélienne a reporté l’adoption de la loi d’amnistie, une dizaine de proches de détenus politiques ont entamé une grève de la faim devant une prison de Caracas.
Les familles de détenus politiques ne lâchent rien au Venezuela. Devant une prison de Caracas, une dizaine de femmes ont entamé une grève de la faim, samedi 14 février, après que l’Assemblée nationale a de nouveau reporté l’adoption de la loi d’amnistie devant conduire à la libération de tous les prisonniers politiques. Au cours de la nuit de vendredi à samedi, 17 d’entre eux ont été remis en liberté.
La loi d’amnistie avait été promise le 30 janvier par la présidente par intérim Delcy Rodriguez, sous la pression américaine, un peu moins d’un mois après la capture de Nicolas Maduro. Les autorités avaient également promis des libérations massives le 8 janvier, mais celles-ci se sont opérées au compte-gouttes.
644 personnes encore derrière les barreaux
Portant des masques sanitaires, les femmes se sont allongées en ligne à l’entrée de la prison, et dormaient pendant la matinée. Une femme de 46 ans, mère d’un prisonnier politique a expliqué : «La pression a porté ses fruits, nous espérons rester ici pour qu’ils sortent tous». Son fils de 30 ans est détenu depuis novembre 2025. Il est accusé de terrorisme, d’association de malfaiteurs et de financement du terrorisme.
Selon l’ONG Foro Penal, 431 prisonniers politiques ont bénéficié d’une libération conditionnelle et 644 sont toujours derrière les barreaux.
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