Menaces au couteau d'un chauffeur de bus : l'agresseur est décédé

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By InfoHunter


L’homme qui avait menacé au couteau un chauffeur de bus à Paris mercredi est décédé samedi des suites de ses blessures après un tir policier. Deux enquêtes ont été ouvertes, dont une confiée à l’IGPN, afin de faire toute la lumière sur les circonstances de l’intervention.

L’homme grièvement blessé mercredi par un tir policier, après avoir menacé au couteau un chauffeur de bus à Paris, est décédé samedi des suites de ses blessures, a appris l’AFP de source proche du dossier. Il avait été transporté à l’hôpital avec un pronostic vital engagé.

Un «comportement menaçant»

Peu avant 17h mercredi, Helmut P., un Guyanais de 35 ans selon le parquet de Paris, est monté à bord d’un bus de la RATP à hauteur de l’arrêt Gobelins, dans le 13e arrondissement. Il a commencé à importuner les passagers, d’après la préfecture de police de Paris (PP).

Plusieurs voyageurs sont descendus du bus, tandis que le conducteur se protégeait derrière la vitre anti-agression. Un passager a tenté de maîtriser l’agresseur, qui s’est alors saisi «d’au moins un couteau dans son sac» avant de le poursuivre sur le trottoir.

À ce moment, «un équipage de la police est intervenu» mais, «face au comportement menaçant de l’individu toujours porteur d’un couteau, un policier a fait usage d’un pistolet à impulsion électrique, sans effet». «Son collègue a fait alors usage de son arme administrative pour neutraliser l’individu, l’atteignant à l’abdomen», a ajouté la PP.

Deux enquêtes ouvertes

La scène, filmée depuis un autre bus à l’arrêt par un passager puis diffusée sur les réseaux sociaux, montre un policier utiliser un pistolet à impulsion électrique, sans effet sur l’homme. Très agité, celui-ci saisit alors un deuxième couteau et se dirige vers les policiers, avant qu’un tir ne soit effectué pour le neutraliser. Aucun passager, ni le chauffeur, ni les policiers n’ont été blessés.

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Deux enquêtes ont été ouvertes : l’une pour «tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique», confiée au 3e district de la police judiciaire ; l’autre à l’IGPN, «la police des polices», pour «violences volontaires avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique».

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