Municipales 2026 : ces villes qui pourraient basculer du côté du PS

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By InfoHunter


Les prochaines élections municipales des 15 et 22 mars peuvent constituer un point de bascule pour de nombreuses villes en France. Le Parti socialiste dispose d’un solide encrage local. Et voici les villes qui seraient susceptibles de basculer vers le parti à la rose.

Devenir le parti incontournable de la gauche : tel est l’objectif clair du Parti socialiste, qui prône une union de ce bord politique parfois sans La France insoumise. Et le PS souhaite frapper fort afin de s’imposer comme le parti central en vue de préparer l’élection présidentielle de 2027. Le parti crée des alliances avec d’autres formations de gauche, à l’exception des insoumis, qui feront principalement cavalier seul.

Après des résultats encourageants lors des élections municipales de 2020 où 1.200 maires s’affichent avec son étiquette, le PS entend conserver la tête de nombreuses grandes villes comme Marseille, Paris, Lille, Nantes ou encore Montpellier. Le parti avait raflé les sièges de 9 villes parmi les 20 plus grandes du pays. Cette année, il présentera pas moins de 2.000 têtes de liste. Et Strasbourg, Saint-Etienne, ainsi qu’Amiens concentrent son attention.

Strasbourg (Bas-Rhin)

Dans la capitale alsacienne, la tête d’affiche socialiste est l’ancienne maire Catherine Trautmann, ex-ministre de la Culture de Lionel Jospin entre 1997 et 2000. Après une troisième place en 2020, avec 23,33 % des voix, la socialiste compte prendre sa revanche sur la maire écologiste Jeanne Barseghian. Cette dernière fait l’objet de nombreuses critiques concernant la gestion actuelle de la ville.

Après 43 ans passés au conseil municipal, Catherine Trautmann (75 ans) affiche une intention claire : «redresser» Strasbourg et «remettre de l’ordre» dans une ville qui, selon elle, «décline». L’élue socialiste fait de la sécurité l’un des principaux thèmes de sa campagne.

Selon un sondage Ipsos publié le mercredi 4 février, la liste conduite par Catherine Trautmann arriverait en tête avec 31 % des intentions de vote au premier tour. La candidate écologiste, en lice pour sa propre succession, est donnée deuxième avec 22 %.

Saint-Etienne (Loire)

Après le scandale de la sextape qui a éclaboussé la municipalité de Saint-Étienne et conduit à la chute du maire, Gaël Perdriau, la voie est désormais libre pour tous les partis. L’ancien édile était à la tête de la ville depuis 2014, c’est son adjoint, Jean-Pierre Berger (divers droite), 83 ans, qui assure l’intérim depuis le 1er décembre 2025.

Toutes les cartes sont rebattues pour ces élections municipales, et le parti à la rose espère récupérer la ville aux Républicains. La liste socialiste est conduite par Régis Juanico, qui s’est allié aux écologistes et aux communistes pour «tourner définitivement la page de Gaël Perdriau et de son équipe».

Depuis l’élection du dernier maire PS, Maurice Vincent, en 2008, la gauche ambitionne de revenir en force à la préfecture de la Loire. Reste à savoir si les 173.000 Stéphanois se déplaceront aux urnes. Lors des élections municipales de 2020, la ville avait enregistré près de 60.000 abstentions.

Amiens (Somme)

La bataille (municipale) de la Somme s’annonce rude. Du côté de la gauche, Frédéric Fauvet sera tête de liste socialiste. Il sera secondé par l’écologiste Esra Ercan, suivi en troisième position par Léon Deffontaines (PCF), puis en quatrième par Hayat Matboua, suppléante du député, François Ruffin.

«Ce rassemblement nous permet sérieusement d’envisager la victoire. Sans lui, elle aurait été très compromise», justifie Léon Deffontaines auprès de l’AFP.

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De l’autre côté, le maire macroniste sortant est prêt à poursuivre son mandat. Hubert de Jenlis, premier adjoint à la mairie, avait été désigné maire le 24 octobre 2024 à la suite de la démission de Brigitte Fouré.

Deux hommes forts dans le paysage politique français sont issus de la capitale picarde : Emmanuel Macron, et François Ruffin.

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