Un homme armé d’un couteau et une paire de ciseaux a été neutralisé par un militaire après avoir voulu s’en prendre aux musiciens de la gendarmerie mobile près de l’Arc de Triomphe, à Paris. Voici ce que l’on sait du suspect, décédé des suites de ses blessures.
Des faits qui surviennent à l’heure où la menace terroriste demeure élevée en France. Ce vendredi 13 février, aux alentours de 18h, un homme, âgé d’une quarantaine d’années et muni d’un couteau et d’une paire de ciseaux, a voulu s’en prendre aux musiciens de la gendarmerie mobile présents pour le ravivage de la flamme du Soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe, à Paris, a appris auprès d’une source policière et de la gendarmerie.
Une situation extrême qui a poussé l’un des gendarmes à faire usage de son arme afin de neutraliser le suspect. Ce dernier est décédé des suites de ses blessures, a indiqué le parquet national antiterroriste (PNAT) ce vendredi soir. Fort heureusement, aucun gendarme n’a été blessé.
Domicilié à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, l’individu né en 1978, était connu pour radicalisation. Il était fiché S et inscrit au Micras, (mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance). Il était jusqu’alors placé sous contrôle judiciaire et devait pointer tous les jours à 10h au commissariat de son lieu de résidence, selon la source policière.
Condamné à 17 ans de prison en Belgique pour «terrorisme»
Or, selon nos informations, l’individu ne se serait pas présenté au poste de police ce vendredi matin. Il aurait appelé les agents afin de leur informer qu’il voulait «tuer des flics et des gens à Paris» en raison, semble-t-il, des événements en Palestine. «Il ne fallait pas tuer nos femmes et nos enfants. On va voir qui va triompher sous l’Arc de Triomphe», aurait-il.
De plus, «l’individu a été condamné à la peine de 17 ans de réclusion criminelle par le tribunal de première instance de Bruxelles le 25 juin 2013 pour tentative d’assassinats en lien avec une entreprise terroriste au préjudice de trois fonctionnaires de police, port prohibé d’armes ou de matériels de guerre de catégorie A et rébellion avec arme, faits commis à Molenbeek le 08 juin 2012», a indiqué le PNAT dans un communiqué.
«Après avoir été incarcéré en Belgique, il a été transféré en France le 27 janvier 2015. Après avoir purgé sa peine, il est sorti de détention le 24 décembre 2025 et faisait, depuis, l’objet d’un suivi dans le cadre d’une surveillance judiciaire prononcé par le tribunal d’application des peines le 17 juin 2025», a ajouté la même source.
A la suite des faits survenus ce jour, le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête des chefs de «tentative d’assassinats sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste» et de «participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle».
Les investigations ont été confiées à la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris, service coordonnateur, la direction de police judiciaire de la préfecture de police de Paris (DPJ-PP) ainsi qu’à la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI).
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