«Le peuple a cru à la promesse d'une aide imminente» : Reza Pahlavi appelle de nouveau à une…

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By InfoHunter


Le fils du dernier chah d’Iran, Reza Pahlavi, a appelé ce vendredi lors de la Conférence sur la sécurité à Munich à une intervention étrangère à Téhéran.

Sa demande sera-t-elle entendue ? Le fils exilé du chah déchu, Reza Pahlavi, a renouvelé ce vendredi 13 février son appel à une «intervention» étrangère en Iran, après avoir exhorté la veille la population à continuer d’exprimer son opposition au pouvoir.

«Nous avons besoin d’un facteur pour égaliser (les chances) parce qu’on a vu comme le régime traite ses citoyens», a-t-il déclaré, lors de la Conférence sur la sécurité à Munich, qui réunit plus de 60 chefs d’Etat et de gouvernement, en référence à la sanglante répression qui a étouffé la vague de contestation début janvier.

Des ONG de défense des droits humains font état de milliers de manifestants tués. Le président américain Donald Trump, qui a déployé un groupe aéronaval américain au Moyen-Orient, a annoncé ce jour l’envoi prochain d’un second porte-avions.

Après avoir menacé Téhéran d’une action militaire au pic de la répression, Washington maintient la pression pour pousser le régime des mollahs à un accord, notamment sur son programme nucléaire.

Le président américain «doit convaincre le monde» qu’il a «donné toutes les chances à la voie diplomatique», a estimé Reza Pahlavi. Mais «je ne pense pas qu’ils (les Iraniens) parviennent à satisfaire les exigences» américaines.

Une «intervention éliminera le principal obstacle à la libération»

Et de poursuivre: «Le président Trump est conscient que le peuple iranien a exprimé très clairement le besoin de son soutien. Il a cru en sa promesse d’une aide imminente (…) Il est crucial de sauver la face à ces attentes».

Pour Reza Pahlavi, qui a pointé les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique, une «intervention éliminera le principal obstacle à la libération : le mécanisme de répression du régime et cette machine à tuer».

Une intervention signifie aussi de «nouvelles sanctions économiques» pour «couper les ressources économiques du régime, ses moyens de payer ses mercenaires». «Cela signifie accroître la pression diplomatique, expulser les diplomates, fermer les ambassades», a-t-il détaillé.

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Le fils du dernier chah d’Iran, qui vit aux Etats-Unis et n’a pas remis les pieds dans son pays natal depuis la Révolution islamique de 1979,avait auparavant appelé à de nouvelles actions de protestation en Iran, parallèlement à des rassemblements prévus samedi à Munich, Toronto et Los Angeles.

Dans un message sur X jeudi, il a appelé les Iraniens de l’intérieur «les soirs des 14 et 15 février à 20 heures, à faire entendre (leurs) voix et à scander des slogans depuis maisons et toits». «Criez vos revendications. Montrez votre unité. Avec une volonté inébranlable, nous vaincrons ce régime d’occupation», a-t-il ajouté.

Mardi à Téhéran, à la veille du 47e anniversaire de la Révolution islamique, des Iraniens avaient crié depuis leurs fenêtres des slogans contre le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. «Mort au dictateur», pouvait-on entendre dans des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et vérifiées par l’AFP.

Les autorités iraniennes ont imputé la responsabilité des violences de janvier à des «émeutiers» instrumentalisés selon elles par les Etats-Unis et Israël, ennemis jurés du pays.

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