Dans un communiqué publié ce vendredi, le parquet de Paris a indiqué que cinq enquêtes ont été ouvertes après la mise en vente puis le rappel massif de laits infantiles par la toxine céréulide provenant de la bactérie «bacillus cereus», potentiellement mortelle pour les nourrissons.
L’affaire est prise au sérieux par les autorités judiciaires. Le pôle santé publique du parquet de Paris a procédé à l’ouverture de cinq enquêtes, le 30 janvier 2026, à la suite de la contamination de laits infantiles par la toxine céréulide provenant de la bactérie «bacillus cereus», a indiqué le ministère public ce vendredi dans un communiqué.
La décision de la saisine du dossier par le parquet de la capitale survient en raison «de la multiplicité des plaintes sur le territoire, et de la technicité des investigations sur les aspects réglementaires et sanitaires», peut-on lire dans le communiqué de la procureure de la République de Paris Laure Beccuau.
Ces cinq enquêtes sont ouvertes des chefs de «tromperie sur une marchandise entraînant un danger pour la santé de l’homme», «inexécution par exploitant du secteur alimentaire de procédure de retrait ou rappel d’un produit préjudiciable à la santé», «mise en danger de la vie d’autrui par violation d’une obligation réglementaire de sécurité ou de prudence» et «d’infractions techniques relatives au respect d’obligations pesant sur les fournisseurs ou exportateurs de denrées alimentaires susceptibles d’être dangereuses pour la santé», a détaillé le parquet.
D’autres investigations se poursuivent
Les investigations, menées par l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP) de la direction de la gendarmerie nationale et par la Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires (BNEVP) de la direction générale de l’alimentation du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, visent des laits infantiles distribués par «Nestlé, Lactalis, Danone, Babybio et La Marque en moins».
Outre ces cinq enquêtes, d’autres investigations se poursuivent «sous la direction des parquets locaux notamment à Angers, Bordeaux et Blois s’agissant de nourrissons décédés ou ayant présenté des troubles de santé afin de déterminer si un lien de causalité avec la consommation de lait contaminé est établi», a conclu le ministère public.
Ce dernier a ensuite précisé être en contact étroit avec «ces parquets, ainsi qu’avec tout autre parquet susceptible de recevoir des plaintes en lien avec les laits infantiles, afin d’échanger toute information utile à la manifestation de la vérité».
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