«Hurlevent» : on a vu l'adaptation ciné du célèbre roman avec Margot Robbie et Jacob Elordi, et…

Photo of author

By InfoHunter


Margot Robbie et Jacob Elordi sont à l’affiche ce mercredi de l’adaptation – très libre – sur grand écran du roman «Les Hauts de Hurlevent». Une version pop et moderne qui divisera, malgré son casting 5 étoiles.

Dire que la sortie du film «Hurlevent» est l’un des événements cinématographiques les plus attendus de ce début d’année est un doux euphémisme. Depuis des mois, cette adaptation de l’unique œuvre littéraire d’Emily Brontë parue en 1847, et présentée par la réalisatrice Emerald Fennell comme «gothique, originale et sulfureuse», est sur toutes les lèvres. Et cette production hollywoodienne dévoilée la semaine de la Saint-Valentin – une date qui n’a rien d’anodin -, bénéficie d’une campagne promotionnelle parfaitement orchestrée avec son défilé glamour ou extravagant sur les tapis rouges du monde entier, et ses déclarations d’amitié enflammées entre les deux stars «bankables», Margot Robbie et Jacob Elordi.

L’Américaine de 35 ans qui aurait, selon elle, développé «une codépendance» envers son partenaire, incarne la belle Catherine Earnshaw, une enfant capricieuse et indomptable qui vit dans un manoir reculé dans les landes sauvages du Yorkshire, au XIXe siècle. Celle que la cinéaste décrit comme «une belle dame sans merci, comparable à une star de cinéma coincée au milieu de nulle part, sans public», doit lutter contre son désir ardent et irrépressible qu’elle ressent pour Heathcliff, un jeune garçon marginalisé et mystérieux que son père, alcoolique et violent, a recueilli. Leur relation entre amour et toxicité, se détériorera dès lors que «Cathy» choisira d’épouser Edgar Linton pour préserver son rang social.

Une sensualité totalement assumée

En ajoutant des guillemets au titre de son film, Emerald Fennell a prévenu : que les puristes du roman qui espèrent une retranscription fidèle sur grand écran passent leur tour. La réalisatrice de «Promising Young Woman» et «Saltburn» qui se démarquent par une mise en scène ultra stylisée et des choix artistiques qui flirtent avec la provocation, assume les libertés prises avec le texte. Elle n’a pas hésité à supprimer certains passages, se concentrant uniquement sur la première moitié du récit (et c’est dommage). Elle a choisi une actrice principale plus âgée que l’héroïne du livre et qui tombe amoureuse d’un homme aux allures de play-boy loin du «physique d’un bohémien au teint basané» imaginé par Emily Brontë.

Les thèmes de la haine, de la vengeance, de l’emprise, du masculinisme, de la maltraitance et de la lutte des classes sont effleurés. Cette version revisitée très loin des adaptations de William Wyler (1939) ou de Robert Fuest (1970), s’intéresse surtout au désir, au plaisir, et filme l’érotisme… à outrance. Des jeux de regards qui se veulent sexy, des scènes de masturbation et des «Je t’aime» à tout-va, une tension sexuelle exacerbée par le pétrissage du pain, le toucher d’un poisson visqueux ou de jaunes d’œufs, et des séquences SM à grand renfort de colliers de chien et de mors pour les chevaux. Par moments, on se rapproche de «Cinquante nuances de Grey».

«Hurlevent» : on a vu l'adaptation ciné du célèbre roman avec Margot Robbie et Jacob Elordi, et...
Sur le même sujet
«Les enfants de la résistance» : que vaut l’adaptation ciné de la BD avec Artus et Gérard Jugnot ?
Lire

Portée par une bande-son signée Charlie XCX, dont est issue la chanson lascive «Chains of Love», cette histoire d’amour torride qui bascule vers une tragédie entre deux amants maudits, plaira à la génération Z et aux fans de «dark romance» et d’Instagram. L’excès est de mise tant dans le fond que dans la forme avec une succession de plans à l’esthétique pop et des décors imposants et fantasmagoriques. Sans oublier les costumes pour certains totalement anachroniques, mais tous plus somptueux les uns que les autres, qui devraient ravir les férus de mode et les influenceuses. S’il ne fera pas l’unanimité auprès des spectateurs, «Hurlevent» fera monter la température dans les salles obscures, surtout auprès des jeunes novices en la matière.

Laisser un commentaire