Cinq individus ont été arrêtés près de Lyon (Rhône) dans le cadre de l’enquête ouverte à la suite de l’enlèvement et la séquestration d’une magistrate et de sa mère à Grenoble (Isère), a appris de source policière.
Une avancée. Quatre jours après l’enlèvement et la séquestration d’une magistrate et de sa mère, dans la nuit du mercredi 4 au jeudi 5 février 2026 à Grenoble (Isère), cinq individus ont été interpellés entre samedi 7 et dimanche 8 février, a appris de source policière et du parquet.
Les personnes interpellées sont quatre hommes et une femme, nous a confirmé le parquet de Lyon. «Ils ont tous été placés en garde à vue. L’enquête se poursuit sous la direction du parquet de la Juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) de Lyon», a précisé Thierry Dran, procureur de la République de Lyon, à .
Selon notre source policière, les interpellations ont été réalisées près de Lyon (Rhône) par les policiers de la brigade de répression du banditisme (BRB), de la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) et de la brigade de recherches et d’intervention (BRI). Les suspects seraient jeunes, âgés entre 18 et 20 ans.
C’est aux alentours de 3h du matin que la magistrate iséroise de 35 ans et sa mère, qu’elle héberge, de 66 ans ont été enlevées à Saint-Martin-Le-Vinoux, dans la nuit de mercredi à jeudi, avant qu’elle ne soient chargées dans le coffre d’une voiture.
Une rançon demandée et aucune somme versée
Les deux femmes ont été retrouvées blessées et ligotées vendredi matin, peu après 8h, dans un garage de Bourg-lès-Valence, dans la Drôme, à une centaine de kilomètres du lieu de l’enlèvement, après plus de 30 heures de séquestration.
Selon le procureur de la République de Lyon, les deux victimes, souffrant d’hématomes, «ont profité de l’absence des ravisseurs pour se détacher et appeler de l’aide, notamment en frappant sur la porte du garage, ce qui a permis d’alerter un voisin».
Jeudi, le conjoint de la magistrate, «associé dans une start-up qui a des activités de cryptomonnaies» avait reçu un «message ainsi qu’une photo de sa compagne émanant des ravisseurs lui demandant le versement d’une rançon» et «menaçant de mutilation les victimes si cette rançon n’était pas rapidement versée».
Selon Thierry Dran, aucune somme n’a été versée avant que les deux victimes ne réussissent à se détacher seules.
![L'attaque a eu lieu aux abords du collège Jean-Giono à Saint-Genis-Laval, près de Lyon. [Capture Googlemaps] Enlèvement d'une magistrate et de sa mère : cinq individus arrêtés, une enquête...](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_372_209/public/fotojet_2_6983a7c3041b5_69879c45af81f.jpg?h=920929c4&itok=yFAod4vH)