«Luanniao» : 100.000 tonnes, 684 mètres d'envergure, 88 drones de combat… Tout savoir sur le…

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By InfoHunter


La Chine a présenté en janvier un projet de porte-avions volant colossal, baptisé «Luanniao», qui serait la pièce maîtresse de son projet militaire spatial«Nantianmen», lancé en 2017. Un chantier sans commune mesure qui flirte avec la science-fiction.

Réelle avancée technologique et militaire ou objet de science-fiction ? C’est la question qui se pose après la présentation, en janvier, de la pièce maîtresse du projet fou lancé par la Chine en 2017 : un gigantesque porte-avions volant, qui pourrait aller dans l’espace et transporter notamment des drones de combat, alors que les enjeux de potentiels affrontements spatiaux sont pris très au sérieux par Xi Jinping.

Si ce vaisseau est encore actuellement au stade de concept, la quantité des investissements réalisés ces dernières années dans le secteur donnent de la crédibilité au projet, même si les spécialistes internationaux doutent de sa faisabilité, estimant notamment qu’il s’agit probablement davantage d’une opération de communication et d’une démonstration de force à destination des États-Unis.

Des dimensions et capacités impressionnantes

Il s’appelle le «Luanniao» et s’intègre dans le projet militaire spatialchinois Nantianmen, lancé en 2017. Dans une vidéo diffusée sur CCTV, la télévision d’État, la Chine a présenté son projet fou de porte-avions volant aux dimensions impressionnantes : «242 mètres de long»,«684 mètres d’envergure» et «100.000 tonnes», capable d’embarquer«88 drones de combat» et d’atteindre la«limite de l’atmosphère terrestre», selon Pékin.

En comparaison, le plus grand porte-avions du monde actuellement est américain: l’USS Gerald R.Fordmesure 337 mètres de longueur et 78 mètres de largeur. Le porte-avions français, leCharles-de-Gaullemesure de son côté 261,50 mètres de longueur et 65 mètres de largeur. Pour la première fois, les commentateurs chinois affirment que ce projet digne de Star Trek ou de Star Wars ne relève plus du fantasme.

Pékin précise queLuanniaoet les différents engins de l’arsenal Nantianmen sont encore au stade de concepts maisque «la question n’est pas de savoir»si ces technologies«verront le jour», mais «lesquelles seront réalisées en premier, et quand».

Démonstration de force et opération de communication

Si la Chine a montré par le passé une capacité d’innovation très impressionnante avec des moyens humains et financiers colossaux, et une accélération du rythme de modernisation des équipements dans tous les domaines (terrestres, maritimes, les avions et le spatial), il convient de nuancer cette avancée technologique. En effet, selon les spécialistes, la Chine serait à ce stade concentrée sur son projet lunaire, avant de se mettre concrètement sur l’arsenal Nantianmen.

Par ailleurs, selon les spécialistes, il pourrait davantage s’agir d’une démonstration de force directement adressée aux États-Unis pour rappeler à Donald Trump que la Chine se montre active dans le domaine spatial, à l’heure où les enjeux autour des satellites et des missiles spatiaux se font de plus en plus pressants. Aux États-Unis, certains analystes questionnent la faisabilité du projet.«Pékin veut vous faire croire qu’il construit des porte-avions volants», titreThe National Interest.

Et pour cause : à l’heure actuelle, lancer une telle plate-forme dans les airs«semble difficilement réalisable», rappelle un spécialiste interrogé dans l’article, sachant que lanceur spatial le plus puissant qui existe aujourd’hui est «capable de lancer une charge de 63,8tonnes en orbite basse», bien loin des 100.000 tonnes duLuanniao. Reste la solution de la construction dans l’espace module après module, comme pourla station spatiale internationale (ISS) qui a pris 13 ans, précisent les spécialistes.

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La presse américaine estime ainsi que les annonces chinoises s’inscrivent dans une «campagne de propagande plus large»qui vise à inciter les États-Unis faire des dépenses excessives. Toutefois, les experts cités appellent à ne pas sous-estimer la Chine et à suivre le projet avec attention. LeLuanniaoetNantianmen montrent en tout cas, que la Chine entre dans une course aérospatiale pour le moment menée par lesentrepreneurs américains Elon Muskou Jeff Bezos.

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