Alors qu’un nombre conséquent d’automobilistes ont fait part de leurs inquiétudes quant aux «freinages fantômes», la Belgique a annoncé lancer une enquête, comme en France.
Les «freinages fantômes», des freinages déclenchés automatiquement sans raison apparente, continuent d’inquiéter. Et au vu de l’ampleur de ce problème récurrent, l’association de mobilité flamande VAB a lancé une enquête, a rapporté Het Nieuwsblad.
«Nous allons prochainement mener une étude afin de cartographier la fréquence de ces dysfonctionnement», a détaillé le porte-parole Mich Vergauwen.
Ces systèmes d’aide à la conduite, obligatoires en Europe sur les véhicules neufs, peuvent dysfonctionner, interprétant parfois mal les indications routières. De quoi déclencher ces «freinages fantômes» qui n’ont pas lieu d’être.
Parmi les exemples souvent cités, un «freinage fantôme» peut avoir lieu lorsque le système de sécurité reconnaît un panneau de limitation de vitesse à 70 km/h sur l’autoroute, mais qui ne concerne que les véhicules prenant une sortie.
Une enquête déjà ouverte en France
Le premier cas médiatisé de «freinages fantômes» est celui de Joanna, survenu le 1er juillet dernier. Alors qu’elle roulait sur une autoroute de Haute-Savoie, aux alentours des 110 km/h, sa voiture, une Peugeot 208, a subitement perdu plusieurs dizaines de km/h, sans raison apparente. Elle a finalement été percutée par derrière. De quoi rendre irréparables les deux véhicules, mais le plus important est ailleurs : les passagers s’en sont sortis avec des entorses cervicales et des hématomes.
Après le gros accident de Joanna, la gendarmerie a demandé une expertise à la justice française, en vain. Cette habitante du Rhône a alors souhaité médiatiser ce qu’il lui était arrivé, et a lancé un appel à témoignages. En moins d’un mois, elle a obtenu plus de 300 réponses.
De quoi donner une autre dimension à l’affaire. Comme l’avaient annoncé nos confrères d’Ici, le ministère français des Transports avait alors ouvert une enquête, mi-août, afin de comprendre les raisons de ce problème. Quant aux constructeurs automobiles, ils ont continué, eux aussi, à mener des investigations pour éclaircir cette situation.
![La spectatrice se trouvait dans une zone sécurisée au moment de l'accident. [Pixsell / Icon Sport] La spectatrice se trouvait dans une zone sécurisée au moment de l'accident.](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_372_209/public/rallye_accident_belgique_698089f037c58.jpg?h=97046058&itok=xKPaA2q-)