Affaire Jeffrey Epstein : Jack Lang «assume» ses liens passés avec le milliardaire mais affirme…

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By InfoHunter


Apparu dans les «dossiers Epstein»publiés vendredi par le gouvernement américain, Jack Lang a assuré ce lundi qu’il ignorait les crimes de Jeffrey Epstein.

A plusieurs reprises, les noms de Jack Lang et de sa fille Caroline apparaissent dans les «dossiers Epstein» publiés vendredi par le ministère américain de la Justice. Ce lundi 2 février, l’ex-ministre et actuel président de l’Institut du Monde arabe a dit assumer «pleinement les liens» qu’il a créé avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.

Dans un communiqué adressé à l’AFP, il explique avoir fréquenté le financier américain, décédé en 2019, «à une époque où rien ne laissait supposer (qu’il) pouvait être au cœur d’un réseau de criminalité». «Si j’en avais été informé, j’aurais stoppé tout net mes relations avec lui», assure-t-il.

Le ministère américain de la Justice a entrepris vendredi dernier la publication d’une masse de documents supplémentaires concernant Jeffrey Epstein, affirmant avoir ainsi respecté l’obligation imposée à l’administration Trump de faire toute la transparence sur ce dossier politiquement explosif. Des échanges entre le financier américain et des personnalités publiques, dont Jack Lang, ont ainsi été révélés.

«Séduit par son érudition»

«J’ai été profondément heurté par (les) révélations» sur les activités criminelles de Jeffrey Epstein, «comme je le suis aujourd’hui d’être associé à un criminel, par sous-entendus souvent, parfois avec une réelle intention de me nuire. Par conséquent, je suis résolu à poursuivre en justice quiconque propagera à mon sujet des propos menaçants, haineux et diffamatoires», poursuit Jack Lang.

L’ex-ministre déclare avoir rencontré le criminel sexuel américain «voici une quinzaine d’années» par l’intermédiaire du réalisateur américain Woody Allen. «Volontiers mécène, il fréquentait alors le tout Paris. Il nous avait séduit par son érudition, sa culture, sa curiosité intellectuelle», développe-t-il, saluant également sa «gentillesse» lors du décès de sa fille, Valérie Lang.

«Quand je noue un rapport de sympathie, je n’ai pas l’habitude de demander à mon interlocuteur son casier judiciaire. Je fais confiance. J’aime les rencontres fortuites de la vie quotidienne. Ainsi continue à s’ordonner ma vie. Je suis tombé des nues quand j’ai découvert les crimes dont il s’était rendu coupable», se justifie le président de l’Institut du Monde arabe.

«Les valeurs humaines qui m’habitent, de dignité et de probité notamment, celles qui ont construit ma vie d’homme et de citoyen, sont radicalement étrangères à ces pratiques odieuses. Mes pensées iront toujours aux victimes, nombreuses, de tels agissements», conclut-il.

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Pour rappel Jeffrey Epstein, accusé d’avoir monté un vaste réseau d’exploitation sexuelle de jeunes filles mineures, a été retrouvé pendu dans sa cellule à New York en 2019, avant d’être jugé.

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