Budget 2026 : Sébastien Lecornu face à ses deux dernières motions de censure ce…

Photo of author

By InfoHunter


L’Assemblée nationale examine deux nouvelles motions de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu ce lundi. Leur rejet impliquerait l’adoption définitive du budget pour l’année 2026, après plusieurs mois de blocage parlementaire.

Les deux derniers d’une longue série. Ce lundi, Sébastien Lecornu est attendu à l’Assemblée nationale pour l’examen de deux motions de censure. Celles-ci, déposées par la gauche hors socialiste et le Rassemblement national, font suite à l’usage de l’article 49.3.

En effet, vendredi, lors d’une annonce éclair de 13 secondes, le Premier ministre a annoncé le recours à cet outil de la Constitution permettant l’adoption définitive du budget de l’État, sans le vote des parlementaires. Sauf surprise, ces motions de censure devraient être rejetées comme les précédentes.

En réalité, avec l’abstention des élus socialistes et des Républicains, le gouvernement dispose d’un matelas relativement confortable d’une vingtaine de voix d’avance. Pour rappel, une motion de censure doit recueillir 288 soutiens pour renverser l’exécutif.

Vers une adoption définitive du budget

Le rejet des motions vaudra alors adoption définitive du budget de l’Etat, qui devra tout de même passer le filtre du Conseil constitutionnel avant d’être promulgué.

Sa mise en place mettra fin au régime fragile de la loi spéciale, votée fin décembre faute d’accord parlementaire pour assurer la continuité de l’État.

S’il est qualifié d’«imparfait», ce budget «est un texte utile pour les Français, car il nous permet de sortir du climat d’incertitude qui s’est installé depuis quelques mois», a salué jeudi la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin. Le texte entend ramener le déficit à 5% du PIB en 2026, contre 5,4% en 2025.

Budget 2026 : Sébastien Lecornu face à ses deux dernières motions de censure ce...
Sur le même sujet
Budget 2026 : «L’Etat fait le plus gros effort de réduction de ses dépenses de fonctionnement depuis vingt-cinq ans», défend Amélie de Montchalin
Lire

Initialement, l’exécutif visait 4,7%. Mais, selon le rapporteur Philippe Juvin (LR), le budget de l’Etat a dû, d’une part «assumer les décisions prises au niveau du budget de la Sécurité sociale», avec notamment la suspension de la réforme des retraites, qui s’est traduite par «une hausse du déficit de 0,3 point de PIB».

Le texte prévoit diverses concessions en direction notamment du PS, comme les repas à un euro pour les étudiants ou la hausse de la prime d’activité. Une fois ce texte adopté, Sébastien Lecornu devrait s’atteler à d’autres travaux parlementaires. Alors que les rumeurs évoquent un remaniement, léger, le Premier ministre pourrait désormais s’attaquer à d’autres sujets jugés primordiaux, à l’image d’une «loi d’urgence» en faveur des agriculteurs français.

Laisser un commentaire