Le Kremlin a acté ce vendredi l’arrêt des frappes russes sur Kiev jusqu’à dimanche. Il répond ainsi à une demande formulée par Donald Trump.
Le fracas des bombardements va cesser à Kiev. Ce vendredi 30 janvier, le Kremlin a annoncé avoir accepté de s’abstenir de frapper la capitale ukrainienne jusqu’à dimanche 1er février. Donald Trump en avait fait la demande jeudi.
Le président américain avait alors parlé d’un arrêt des frappes russes «pendant une semaine» et, depuis, une certaine confusion régnait sur les modalités de cet accord. Ce vendredi, Moscou a affirmé que Donald Trump avait demandé à Vladimir Poutine de cesser les attaques jusqu’au 1er février.
Les derniers bombardements russes sur Kiev ont eu lieu dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 janvier. L’Ukraine a toutefois été frappée dans la nuit de jeudi à vendredi, l’armée de l’air ukrainienne ayant fait état d’un missile et de 111 drones tirés, dont 80 ont été abattus.
Le réseau énergétique ukrainien mis à mal
Ces derniers mois, les frappes russes ont provoqué des coupures d’électricité et de chauffage d’ampleur dans plusieurs grandes villes d’Ukraine, dont la capitale, où jusqu’à la moitié des immeubles ont été par moments affectés. Le réseau énergétique ukrainien est mis à mal, alors que l’hiver est glacial.
Donald Trump a d’ailleurs dit avoir adressé cette demande de trêve à Vladimir Poutine en raison du froid «exceptionnel» en Ukraine, les météorologues annonçant des températures nocturnes pouvant descendre jusqu’à -30° C dans les prochains jours.
Sachant que Kiev, de son côté, vise régulièrement des raffineries, des dépôts de pétrole et des infrastructures de transport d’hydrocarbures en Russie, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a appelé ce vendredi à un arrêt mutuel de ce genre d’attaques.
«Si la Russie ne frappe pas nos infrastructures énergétiques, sites de production ou toute autre installation de ce secteur, nous ne frapperons pas les leurs», a-t-il déclaré devant des journalistes.
«Créer des conditions favorables»
Cet accord intervient à un moment où des négociations doivent se dérouler dimanche à Abou Dhabi, dans l’objectif de mettre fin au conflit. Selon Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, cette trêve est justement l’occasion de «créer des conditions favorables» à ces discussions.
Russes, Ukrainiens et Américains ont entamé les 23 et 24 janvier derniers un cycle de pourparlers aux Emirats arabes unis sur le plan proposé par Washington pour mettre fin à quatre ans de combats. Selon Volodymyr Zelensky, les discussions butent sur l’épineuse question des territoires de l’est de l’Ukraine que Moscou revendique.
Il reproche aussi à la Russie d’avoir interrompu les échanges de prisonniers de guerre, dont le dernier en date remonte à l’année dernière. Ce type d’échanges était le seul résultat concret des dernières négociations russo-ukrainiennes, en 2025 à Istanbul.
De son côté, le Kremlin a assuré jeudi que le dialogue «se poursuivait», sans commenter les détails du processus. Donald Trump, lui, a affirmé que «beaucoup de progrès»avaient été faits jusqu’ici lors des pourparlers diplomatiques.
![Ces pourparlers sont les premières négociations directes connues entre Moscou et Kiev sur le plan américain de règlement de cette guerre. [Hamad Al Kaabi/UAE Presidential Court/Reuters] Guerre en Ukraine : le Kremlin met en pause ses frappes contre Kiev jusqu'à dimanche](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_372_209/public/2026-01-23t193143z_913083105_rc217ja1h0dx_rtrmadp_3_ukraine-crisis-russia-emirates-talks-taille1200_697504df82319.jpg?itok=8oQ8Xm0T)