L’Union européenne a pris la décision, ce jeudi, d’ajouter les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique d’Iran, sur sa liste des organisations terroristes. Cette inscription s’accompagne de diverses sanctions.
L’Union européenne accentue la pression sur le régime iranien. Ce jeudi 29 janvier, les Vingt-Sept se sont accordés pour inscrire les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique d’Iran, sur la liste des organisations terroristes de l’UE. Cette décision intervient après la répression sanglante des manifestations dans le pays du Moyen-Orient. L’inscription du bras armé du régime sur cette liste noire comporte nombre de conséquences.
Créée dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, cette liste vise à répertorier les personnes, groupes et entités impliqués dans des actes de terrorisme. Sont reconnus comme tels les actes «intentionnels susceptibles de porter gravement atteinte à un pays ou à une organisation internationale», est-il détaillé sur le site du Conseil de l’Union européenne.
Poursuites pénales et sanctions financières
Actuellement, 13 personnes et 22 groupes et entités sont inscrits sur ce document officiel. En y figurant, ceux-ci s’exposent notamment à des poursuites judiciaires. «Tous les groupes et toutes les entités figurant sur la liste en matière de terrorisme font l’objet de mesures concernant la coopération policière et judiciaire en matière pénale», précisent les instances européennes.
Dans le cas particulier du corps des Gardiens de la révolution, cette inscription rend «passible de poursuites pénales le fait d’appartenir à cette organisation, de soutenir le groupe, d’assister à ses réunions ou d’afficher son logo en public», a ainsi expliqué le spécialiste de l’Iran, Matthew Levitt, dans les colonnes du journal Le Monde.
Les sanctions qui découlent de l’inscription sur la liste européenne des organisations terroristes sont également d’ordre financier. «Toutes les personnes, tous les groupes et toutes les entités figurant sur la liste en matière de terrorisme font l’objet de mesures concernant le gel des fonds et des avoirs financiers. (…) Aucun fonds, aucun avoir financier ni aucune ressource économique ne peut être mis directement ou indirectement à la disposition de ces personnes, groupes et entités», indique le site du Conseil européen.
En outre, les Vingt-Sept ont pris la décision de sanctionner plusieurs responsables iraniens. Parmi eux figurent le ministre de l’Intérieur, le chef de la police, ainsi que plusieurs dirigeants des Gardiens de la révolution. Ils voient ainsi leurs avoirs gelés et sont désormais interdits d’entrer dans l’Union européenne. Ce sont précisément 21 entités et individus qui sont ciblés par ces sanctions. La liste des responsables concernés a été publiée au Journal officiel de l’UE.
![L'UE s'est accordée pour considérer les Gardiens de la révolution en tant qu'organisation terroriste. [© AFP] Inscription des Gardiens de la révolution sur la liste européenne des organisations terroristes...](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_372_209/public/pasdaran_697b87a652dfc.jpg?itok=lZFglWql)