Livraisons par drones dans les prisons : deux hommes et une femme jugés pour avoir acheminé…

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By InfoHunter


Deux jeunes hommes, âgés de 26 ans et 24 ans, et la mère du premier seront jugés ce jeudi 29 janvier devant le tribunal correctionnel de Nantes. Les trois accusés sont soupçonnés d’être impliqués dans de nombreuses livraisons par drones vers des prisons françaises.

Ils risquent de rejoindre la prison où ils auraient livré des colis avec des drones. Trois personnes soupçonnées d’être impliquées dans des livraisons de drogue, téléphones, voire d’armes blanches vers des prisons, seront jugées ce jeudi 29 janvier devant le tribunal correctionnel de Nantes.

Deux jeunes hommes, âgés de 26 ans et 24 ans, ont été placés en détention provisoire en attendant leur procès le 29 janvier. La mère du premier, jugée notamment pour blanchiment, a été placée sous contrôle judiciaire.

Les deux jeunes hommes sont soupçonnés de s’être rendus, entre février et décembre, aux abords d’une dizaine de maisons d’arrêt de Loire-Atlantique et de cinq autres départements de l’Ouest, pour livrer par drone de la drogue, des téléphones portables, des «produits high-tech (écouteurs etc.)», «voire des armes blanches», a détaillé le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy.

un compte snapchat utilisé

Plus de 460 survols de drone ont été recensés sur la période. D’après l’enquête, un compte Snapchat était utilisé pour proposer ces livraisons.

Des fouilles effectuées en prison «immédiatement après certaines livraisons» ont conduit à la saisie de «presque 100 téléphones portables, 31 cartes SIM, 3 kilos de produits stupéfiants, cannabis, cocaïne, héroïne et amphétamines», selon le parquet.

Une enquête avait été ouverte en avril 2025 après l’alerte du directeur du centre pénitentiaire de Nantes, qui dénonçait de «très nombreuses livraisons par drone» à des détenus au sein de la maison d’arrêt.

des perquisitions fructueuses

«De jour, les colis étaient largués par drone au-dessus de la promenade et récupérés directement par les détenus, tandis que, de nuit, les livraisons d’objets, (placés) dans des chaussettes, étaient réalisées directement aux fenêtres des cellules», a expliqué le parquet.

D’après l’enquête, menée par la brigade des recherches de la compagnie de gendarmerie de Nantes, le principal mis en cause s’était doté d’un drone «très haut de gamme», pouvant livrer en une fois «jusqu’à 1 kg de marchandises».

Lors des perquisitions effectuées aux domiciles et dans les véhicules des mis en cause, les enquêteurs ont découvert un drone, plusieurs télécommandes, des couteaux, une «mini-lame de scie», des drogues, 12.000 euros en espèce, une arme de poing et de «très nombreuses chaussettes garnies de téléphones portables et de produits stupéfiants».

Les trois mis en cause, interpellés début décembre 2025, devaient être jugés vendredi 5 décembre en comparution immédiate dans un premier temps mais ont obtenu un délai pour préparer leur défense.

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