Le parquet de Paris a annoncé mardi ouvrir une information judiciaire à l’encontre de la plate-forme Kick et de ses gérants, contre lesquels il a requis des mandats d’arrêts, après le décès en direct du streamer Jean Pormanove en août 2025.
Une nouvelle étape sur le plan judiciaire. Le parquet de Paris a annoncé mardi ouvrir une information judiciaire à l’encontre de la plate-forme Kick et de ses gérants, visés par des mandats d’arrêts, après le décès en direct du streamer Jean Pormanove en août 2025.
Le ministère public a expliqué dans un communiqué avoir convoqué les gérants de Kick à Paris, mais ces derniers ne se sont pas présentés, d’où ces mandats d’arrêt. Ces deux mis en cause se trouvent actuellement en Australie, d’après une source proche du dossier.
Raphaël Graven, 46 ans, connu sous le pseudo Jean Pormanove, est décédé près de Nice lors d’une diffusion en direct le 18 août sur la plate-forme de vidéos australienne Kick. Il avait déjà subi plus de 12 jours de direct le montrant, ainsi qu’un autre homme, violenté et humilié par deux personnes.
Suivie par près de 200.000 personnes, la chaîne «Jeanpormanove» montrait depuis des mois Raphaël Graven se faire insulter, frapper, tirer les cheveux, menacer ou encore tirer dessus sans protection avec des projectiles de paintball.
Les promoteurs de la chaîne ont défendu de leur côté «des contenus scénarisés» pour justifier les actions précédemment citées. Deux enquêtes ont été ouvertes par la justice dans cette enquête.
Deux suspects placés en garde à vue
A Nice, deux suspects, les streamers Naruto et Safine, partenaires de Jean Pormanove, ont été placés en garde à vue mardi.
🚨 ALERTE INFO
Safine et Naruto, co-streameurs liés à Jean Pormanove, décédé en direct sur Kick le 18 août à Contes (Alpes-Maritimes), ont été placés en garde à vue à Nice ce mardi 27 janvier à 10h. Ils sont notamment visés pour violences en réunion, violences sur mineur et… pic.twitter.com/wCPv5vPbAM— Mister X Prime ©️ (@LuniqueMisterX) January 27, 2026
Ils sont interrogés pour «violences en réunion sans ITT», «violences en réunion avec arme sans ITT sur mineurs de 15 ans», «abus de faiblesse», «provocation à la haine et à la discrimination en raison du handicap et de l’orientation sexuelle», «enregistrement et diffusion d’images de violences».
A Paris, les auditions des dirigeants devaient permettre de «recueillir les observations sur les faits reprochés» ainsi que «sur les mesures de mise en conformité que la société Kick était susceptible d’avoir prises depuis le décès de Jean Pormanove».
Les investigations parisiennes sont désormais confiées à un juge d’instruction, qui doit «approfondir l’analyse des différents montages et schémas financiers de la société», encore «opaques à ce stade».
L’information judiciaire «devra également clarifier les liens économiques entre le vidéaste décédé et la plate-forme». «Des flux financiers suspects ont été identifiés, permettant de suspecter un financement direct de cette chaîne par la société KICK et ses dirigeants», a souligné le parquet.
![Jean Pormanove est décédé au sein du «Lokal», le 18 août dernier. [© Instagram - jeanpormanove] Mort de Jean Pormanove : la plate-forme Kick visée par une information judiciaire à l'initiative...](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_372_209/public/jean_pormanove-taille1200_68e93920e91a7.jpg?itok=QxAD9VbN)