Budget 2026 : quelles sont les prochaines étapes avant une adoption définitive ?

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By InfoHunter


Après le rejet de deux motions de censure, les députés de l’Assemblée nationale ont adopté mardi en nouvelle lecture le budget de l’État pour 2026. La navette parlementaire devrait faire un bref passage au Sénat avant que le texte ne soit définitivement adopté le 2 ou 3 février.

Une adoption définitive qui aura lieu au mieux en février prochain. L’Assemblée nationale a de nouveau repoussé mardi deux motions de censure déposées contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, permettant l’adoption en nouvelle lecture du budget de l’État pour 2026.

La motion de censure commune des groupes Insoumis, écologiste et GDR (communistes et ultra-marins) a été approuvée par 267 députés, alors que 289 voix étaient nécessaires pour faire tomber le gouvernement. Celle du RN et de son allié le groupe UDR a recueilli seulement 140 voix.

Comme déjà vendredi, le PS et LR ont refusé de s’associer à ces motions, au nom de la «stabilité» et de la nécessité de doter la France d’un budget.

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Le Sénat, qui examinera le texte jeudi, devrait le rejeter d’emblée, permettant son retour rapide à l’Assemblée pour une lecture définitive.

Le Premier ministre pourrait ainsi engager la responsabilité de son gouvernement une troisième fois dès vendredi, s’exposant à de nouvelles motions de censure qui devraient être examinées et vraisemblablement rejetées le 2 ou le 3 février, fermant quatre mois de débats parlementaires sur le budget.

Une hausse de 6,5 milliards d’euros pour la défense

Le débat de ce mardi a été l’occasion pour le Premier ministre, disant engager sa responsabilité «devant l’Histoire», de défendre un budget de «sursaut», qui permettra d’augmenter les crédits de la défense de 6,5 milliards d’euros.

«Pour la première fois depuis longtemps, les chiffres disent une chose claire: la dépense ralentit réellement», a défendu Sébastien Lecornu, tout en affirmant la nécessité dans le futur de mener des «réformes de structures profondes» et de recentrer l’État sur «l’essentiel».

Invitant à «regarder plus loin», il a souhaité que les crédits militaires puissent atteindre «des niveaux proches de 90 à 100 milliards d’euros par an», contre 57 en 2026, alors que «nous changeons de monde».

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