Landes : la directrice de la police démise de ses fonctions, le préfet mis en cause

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By InfoHunter


Agnès Mazin-Bottier, directrice départementale de la police nationale de la préfecture des Landes a été démise de ses fonctions pour des «manquements répétés». Une décision qui ne passe pas du côté du Syndicat des commissaires de la police nationale.

Une décision qui fait jaser. La préfecture des Landes a confirmé lundi avoir démis de ses fonctions la directrice départementale de la police nationale pour des «manquements répétés», une mise à l’écart dénoncée comme «arbitraire» par le principal syndicat de commissaires, qui en appelle au ministère de l’Intérieur.

«Après une série de manquements, ayant entraîné deux rappels à l’ordre par le préfet au début et à la fin de l’été 2025» et la constatation de «nouveaux problèmes depuis le début du mouvement des agriculteurs au mois de décembre, le préfet a été conduit à demander au ministère de l’Intérieur (…) la fin des fonctions de Mme Mazin-Bottier», écrit le cabinet du préfet des Landes, Gilles Clavreul, dans un communiqué.

La gestion d’une manifestation agricole «non déclarée» du 11 janvier dernier, lors de laquelle des «individus ont soudé des chaînes en haut et en bas des grilles de la préfecture», a fini par sceller son départ.

le préfet mis en cause

«Le préfet a demandé à la commissaire de faire cesser (ces agissements) en dispersant les individus en train de s’y livrer. Cette instruction n’a pas été suivie d’effet, sans qu’à aucun moment il soit fait état d’un risque ou d’une impossibilité d’agir», souligne le communiqué.

Alors à la tête des commissariats de Dax et de Mont-de-Marsan, Agnès Mazin-Bottier, a annoncé son départ à la retraite le 14 janvier, après 36 ans d’ancienneté. Son départ était initialement prévu à l’automne 2026, selon la préfecture.

Le Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) dénonce de son côté une décision «illégale», «arbitraire» et «méprisante» du préfet des Landes, prononcée selon eux par sms, en lui reprochant d’avoir «désobéi». Selon le syndicat, c’est à l’inverse grâce «au dialogue normal et fluide», sans recherche d’interpellation, maintenu par la commissaire que la manifestation s’est déroulée «sans dégradation, ni violence, ni intrusion».

«Les agriculteurs ne sont pas des black blocs, ce sont des interlocuteurs respectables, souvent connus des policiers. On privilégie toujours le dialogue», fait valoir Frédéric Lauze, secrétaire général du SCPN. «Les effectifs de la DDPN sont très faibles, 10 personnes, on n’est pas dans un rapport qui permet d’engager la force, si tant est que c’est nécessaire», ajoute-t-il.

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Le syndicat a sollicité une réunion avec le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, prévue «début février», pour dénoncer les «comportements», «la pression» et «l’immixtion de plus en plus forte» de certains préfets sur les forces de police dans la gestion du maintien de l’ordre.

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