Déserts médicaux : le gouvernement autorise les médecins à davantage de…

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By InfoHunter


Pour lutter contre la désertification médicale, le gouvernement a annoncé autoriser les médecins à faire davantage de téléconsultations. Une mesure visant à améliorer l’accès aux soins dans certains territoires.

Une pratique encore peu développée. En 2024, six millions de Français n’avaient pas de médecin traitant et 87% du territoire était classé en désert médical. Afin de lutter contre ce qui est considéré comme un fléau, le gouvernement a décidé ce lundi, d’autoriser les médecins à pratiquer davantage de téléconsultations.

Celle-ci consiste pour un professionnel médical à donner une consultation à distance à un patient. En France, elle ne représente que 3% des consultations, contre 13% en moyenne dans l’OCDE, selon des chiffres présentés par l’Assurance maladie.

«Je suis convaincue que la télémédecine doit être un outil d’inclusion en permettant d’aller vers celles et ceux qui sont les plus éloignés du système de santé», a indiqué ce lundi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.

Elle a cité notamment «les personnes sans médecin traitant ou vivant dans des territoires sous-denses, les personnes dépendantes ou en situation de handicap, les personnes dans l’incapacité de se déplacer, ou encore les détenus».

Des dérogations

Pour stimuler la téléconsultation, les médecins vont pouvoir déroger dans un certain nombre de cas à la règle qui leur interdit de faire plus de 20% de leurs consultations à distance, a indiqué Stéphanie Rist en clôturant une consultation nationale de six mois sur la télémédecine.

Les médecins retraités, remplaçants ou en situation de handicap pourront ainsi faire plus de 20% de téléconsultations, tout comme les praticiens «connaissant des moments de vie particuliers», comme les jeunes parents, a expliqué Stéphanie Rist.

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Selon la ministre, les téléconsultations assistées par un autre professionnel de santé au côté du patient, comme les infirmières par exemple, ne seront plus prises en compte dans le quota des 20% du médecin.

Les grandes plates-formes de téléconsultations se sont félicitées des annonces de la ministre de la Santé, interprétées comme un soutien politique clair à une activité encore émergente, qui continue de susciter l’hostilité d’une partie du monde médical.

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